composé de mercenaires blancs.
De plus, depuis plusieurs jours, l’aéroport burundais de Bujumbura, qui serait sécurisé depuis ce week-end par un contingent d’un millier de Tanzaniens dédiés à cette mission, accueille quotidiennement des avions de deux compagnies privées congolaises qui acheminent des renforts en homme pour le front d’Uvira. La ville apparaît désormais comme l’ultime verrou sur le flanc est de la République démocratique du Congo. En cas de chute d’Uvira, la route vers les provinces du Grand Katanga serait ouverte pour les rebelles.
Négociations avortées
Il y a dix jours, dans ce qui apparaissait comme un tête à tête de la dernière chance, un haut cadre de l’AFC/M23 s’est entretenu avec le président burundais Ndayishimiye pour demander l’ouverture d’un couloir humanitaire autour de Minembwe et, dans la foulée, le retrait des militaires burundais du Congo. L’émissaire est reparti bredouille, écartant du même coup toute possibilité d’une future négociation sans une claire modification des lignes sur le terrain. Un échec qui a coïncidé avec l’actuelle offensive des troupes rebelles.
Ce lundi soir, après une nouvelle journée de violents combats de plus en plus proches d’Uvira, la tension était palpable dans les rangs de l’armée burundaise et des alliés de Kinshasa qui n’ont cessé de reculer.
Il n’a plus rien à gagner aujourd’hui. il est d’ailleurs regrettable que l’aéroport de Bujumbura, infrastructure essentielle pour le Burundi, continue à accueillir les renforts congolais”…
Les recrues de l’Institut supérieur des cadres militaires (Iscam) de Bujumbura auraient refusé de rejoindre le front, tandis que certains évoquaient un appel de l’État-major burundais au retrait des soldats derrière leur frontière en échange d’une non-intervention de l’AFC/M23. Silence radio à Bujumbura. Corneille Nangaa, le coordonnateur de l’AFC/M23 joint pas La Libre expliquait : “je ne peux confirmer l’information. Mais il est normal qu’ils se retirent vu la topographie des lieux où se déroulent les combats. Il est regrettable que le Burundi se soit emballé dans cette aventure.
La libre, via OeilTaifa.Africa








