Home / Société / CHRONIQUE: Remplacement du Président de l’Assemblée nationale : Mbayo, Boji et l’UDPS entre loyauté, calculs politiques et équilibres fragiles (Dr Didier Kamerhe)

CHRONIQUE: Remplacement du Président de l’Assemblée nationale : Mbayo, Boji et l’UDPS entre loyauté, calculs politiques et équilibres fragiles (Dr Didier Kamerhe)

À l’heure où la question du remplacement du Président de l’Assemblée nationale s’invite dans les conversations politiques à Kinshasa, je me sens dans l’obligation morale d’interpeller certains camarades et partenaires de la majorité.Je voudrais, avant toute chose, inviter l’Honorable Mayo Mambeke et Son Excellence Aimé Boji Sangara, s’ils demeurent encore fidèles à l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) et à son Président national, à mettre fin aux campagnes prématurées et aux agitations orchestrées par leurs communicateurs et autres partisans sur les réseaux sociaux.

Ces comportements risquent de donner l’image de vils mercenaires politiques, mus non pas par la conviction, mais par la convoitise des postes.Nous devons, à ce stade, rester sereins et attentifs aux signaux clairs du Président de la République, qui demeure le Patron de l’Union sacrée de la Nation (USN) et le garant de la cohésion au sein de la majorité.Si, cette fois, le Chef de l’État et instance de dernière décision de l’UDPS choisit de jouer franc jeu, la logique politique et institutionnelle voudrait que le Président de la deuxième force politique de l’USN, en l’occurrence Mwalimu, soit consulté pour soumettre la proposition du candidat unique à la présidence de l’Assemblée nationale.

Bien entendu, cette proposition devrait respecter l’équilibre sociologique et les critères de compétence et de représentativité fixés par le Chef de l’État.Mais si, comme par le passé, notre partenaire principal préfère ignorer nos droits et minimiser notre poids politique, en imposant unilatéralement ses pions sous couvert de consultation, alors qu’il en soit ainsi.

Qu’ils continuent à simuler la concertation, et nous continuerons, nous aussi, à faire semblant de soutenir leurs efforts de gouvernance, du moins, jusqu’à ce que l’esprit de réciprocité et de respect mutuel retrouve sa place au sein de notre coalition.Car le partenariat politique, pour être durable, doit reposer sur la confiance, la considération et la transparence.

Il ne saurait survivre à l’arrogance et à l’exclusion systématique d’un allié pourtant essentiel à la stabilité du bloc majoritaire.À l’Est du pays, les ouragans et tempêtes qui secouent nos populations exigent de nous un front uni et sincère. La duplicité politique, elle, ne fera qu’aggraver les fractures.Alors oui, « Mpaka eshima irudi mu USN » jusqu’à ce que le respect revienne au sein de l’Union sacrée de la Nation.

Gaspard LWENDO

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