Le collectif des représentants des étudiants des établissements supérieurs et universitaires affectés par la suspension des activités académiques et parascolaires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a demandé, dans un mémorandum lu mercredi 16 septembre 2026, l’annulation de cette mesure qu’il a qualifiée de préjudiciable à leur formation.
Dans ce document adressé aux organisations des Nations unies, au gouvernement congolais ainsi qu’à l’AFC-M23, les étudiants concernés ont rappelé qu’ils n’étaient ni responsables des différents conflits politiques ou militaires ni parties aux confrontations entre les différents acteurs. Ils ont ainsi estimé qu’ils ne devraient pas être privés de leur formation pour des raisons dont ils ne sont pas responsables.
Au-delà des perturbations de leur cursus académique, les étudiants ont également exprimé leur crainte de voir cette situation pousser de nombreux jeunes vers la délinquance et la manipulation.
« Une telle décision risque de pousser de nombreux jeunes désœuvrés vers la précarité, voire vers les groupes armés, aggravant ainsi la crise sécuritaire que l’État cherche à combattre », ont-ils indiqué dans leur mémorandum.
Le collectif des étudiants du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a ainsi demandé au gouvernement congolais de rapporter ou d’annuler la décision portant suspension des activités académiques dans les établissements publics de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, afin de permettre leur reprise rapide.
Il a également appelé les autorités compétentes à prendre, dans les meilleurs délais, toutes les dispositions nécessaires pour assurer une reprise effective, régulière et organisée des activités académiques, et à garantir à tous les étudiants concernés la possibilité de reprendre et de poursuivre leurs cours, travaux pratiques, examens et stages.









