Le Conseil des Jeunes de l’Espace Lega (CJEL) accuse certaines autorités administratives locales de complicité présumée dans l’exploitation illicite des minerais dans la chefferie des Wamuzimu, en territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.
Dans une déclaration rendue publique le 15 mai 2026 à Bukavu, cette structure affirme que l’Inspecteur provincial de la territoriale du Pool VIII aurait facilité des activités minières illégales dans cette partie de la province. Le CJEL cite également le chef de groupement de Banampute, Monsieur Mpute Riziki, qu’il accuse d’agir « en toute illégalité » dans ce dossier.
Selon le document signé par le président du CJEL, Crispin Mpombo, une correspondance référencée CAB/MIS/DAC/SK/030/CKC/2026 du ministère provincial de l’Intérieur aurait déjà été adressée sur cette affaire.
L’organisation estime que cette décision administrative ne devrait pas être remise en cause par des autorités subalternes, évoquant le respect de la hiérarchie et des procédures institutionnelles.
Le CJEL appelle le ministre provincial de l’Intérieur à prendre des mesures afin que « les intéressés répondent de leurs actes ».
Dans sa déclaration, le mouvement de jeunesse s’interroge également sur les liens présumés entre certaines personnes citées dans cette affaire. Il mentionne notamment un certain Léonard Misenga, présenté comme partenaire de la société Misenga Mining à Mitobo, que le CJEL soupçonne d’être impliqué dans un réseau de vente illicite de minerais.
L’organisation exige l’ouverture d’enquêtes pour faire la lumière sur ce qu’elle qualifie de « réseau mafieux d’exploitation des minerais » dans la chefferie des Wamuzimu. Elle demande que toutes les personnes impliquées, « quel que soit leur rang », soient poursuivies conformément à la loi.
Le Conseil des Jeunes de l’Espace Lega affirme enfin rester mobilisé contre les pratiques qu’il considère comme une menace pour l’avenir de la jeunesse et de la communauté lega.

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