Le Bureau de coordination de la Société civile du Sud-Kivu (BCSC) a exprimé sa préoccupation face aux restrictions imposées aux manifestations de l’opposition prévues ce jeudi 12 juin à Kinshasa contre le projet de changement de la Constitution.
Dans une déclaration rendue publique à Bukavu, l’organisation estime que la liberté de manifester pacifiquement est un droit garanti par la Constitution congolaise ainsi que par les instruments internationaux ratifiés par la République démocratique du Congo. Elle considère que toute limitation de ce droit porte atteinte aux principes démocratiques et au libre débat sur les questions d’intérêt national.
La Société civile du Sud-Kivu affirme également que l’interdiction des manifestations risque d’accentuer les tensions politiques et sociales. Selon elle, la fermeture de l’espace d’expression publique pourrait alimenter les frustrations et favoriser des affrontements entre les différentes parties prenantes.
Le BCSC souligne que le pays traverse déjà plusieurs défis, notamment la persistance de l’épidémie d’Ebola dans l’Est de la RDC, et estime que le contexte actuel nécessite davantage de dialogue et de cohésion nationale.
Face à cette situation, l’organisation appelle les autorités à lever les restrictions imposées aux manifestations de l’opposition et à garantir la sécurité des participants. Elle plaide également pour l’ouverture d’un dialogue inclusif autour de la question du changement de la Constitution.
« Le rôle de l’État est de protéger tous les citoyens, qu’ils appartiennent à la majorité, à l’opposition ou à la société civile, sans discrimination ni parti pris », rappelle le Bureau de coordination de la Société civile du Sud-Kivu.
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