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Révision constitutionnelle : Néhémie Mwilanya rappelle à Tshisekedi son engagement sur l’Accord de la Saint-Sylvestre, dont lui-même est l’un des signataires.

Originairement, l’esprit de notre Constitution est issu de l’Accord global et inclusif, et Félix Tshisekedi, l’actuel Président, est parmi les signataires de cet accord », a rappelé le Professeur Néhémie Mwilanya.

Dans une interview exclusive accordée à Télé Shaba, l’ancien directeur de cabinet de l’honorable ancien président de la République Joseph Kabila Kabange, le Professeur Néhémie Mwilanya, a abordé plusieurs points sur l’actualité en République démocratique du Congo. Votre média, OeilTaifa Africa, s’est focalisé sur l’évocation de l’Accord de la Saint-Sylvestre en lien avec l’adoption de l’actuelle Constitution.

Pour le professeur Néhémie Mwilanya, une question se pose : comment un clan de personnes peut-il défaire un contrat social noué par l’ensemble de la classe politique et sociale, qui constitue notre Constitution ? « Monsieur le journaliste, je vous rappelle qu’en 2016, ce qu’on appelle l’Accord de la Saint-Sylvestre, conclu avec le concours de nos pères spirituels de la CENCO, a renouvelé ce contrat social, en particulier dans sa délimitation des mandats du président de la République. La légitimité du président Félix Tshisekedi est ainsi encadrée, et il n’a pas qualité pour engager un tel projet concernant la nation tout entière, à savoir la révision de la Constitution », a-t-il déclaré.

M. Mwilanya regrette de voir que Félix Tshisekedi, pourtant signataire de cet accord aux côtés de son parti politique, veuille aujourd’hui défier ou réviser cette Constitution, manquant ainsi de qualité pour rompre un tel contrat social. Mwilanya rebondit en indiquant qu’un groupe de politiciens encourage le chef de l’État à modifier la loi fondamentale en prétextant que celle de 2006 avait été modifiée par référendum. Cependant, l’esprit de cette Constitution tire ses origines de l’Accord global et inclusif, lequel a été renouvelé par l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Certains soutiennent que cette Constitution est celle des belligérants, mais en 2016, il n’y avait ni belligérants ni guerre au Congo. De plus, Félix Tshisekedi lui-même a apposé sa signature sur l’Accord de la Saint-Sylvestre, qui stipule clairement qu’un président ayant accompli deux mandats ne peut plus prétendre à un troisième. S’il tente de rejeter la responsabilité sur le passé de 2006 en parlant des belligérants, il oublie qu’il était lui-même l’un des signataires de l’accord de 2016, conclut Néhémie Mwilanya.

GASPARD LWENDO

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