Qui peut citer aujourd’hui un seul article de notre Constitution qui interdit à nos dirigeants de construire des infrastructures modernes avec les immenses richesses dont dispose notre pays ? Aucun texte fondamental n’empêche l’amélioration des conditions de vie de la population, le désenclavement des provinces, le renforcement de la sécurité ou la lutte efficace contre la corruption.
Le véritable fléau qui freine notre développement réside dans l’impunité. Lorsqu’un individu est accusé d’avoir détourné des sommes considérables sans être sanctionné conformément à la loi, cela affaiblit la confiance de la population dans les institutions. Au lieu de consacrer l’essentiel de notre énergie à des débats de positionnement politique, nous devrions nous mobiliser autour des questions fondamentales liées au développement durable.
Il suffit d’observer d’autres nations africaines pour constater les progrès réalisés en matière d’infrastructures et d’intégration nationale. Chez nous, malheureusement, de nombreux compatriotes éprouvent encore d’énormes difficultés pour se déplacer. Des localités entières demeurent isolées, les coûts de transport restent prohibitifs et l’accès aux grandes villes est un parcours du combattant. La RDC dispose pourtant de ressources naturelles et humaines capables de transformer durablement notre pays si elles étaient gérées avec transparence et dans l’intérêt général.
La Constitution est-elle réellement à l’origine de l’insécurité qui sévit aujourd’hui, y compris dans la ville-province de Kinshasa, qui devrait pourtant être la vitrine de la République ? Les lois fondamentales sont-elles responsables des problèmes de salubrité, du désordre urbain ou du délabrement des services publics ? Dans de nombreuses capitales à travers le monde, les citoyens circulent librement et vivent dans un environnement organisé qui favorise leur bien-être. À Kinshasa, la sécurité, la mobilité et l’assainissement restent des préoccupations quotidiennes majeures
Il plaide pour une application rigoureuse des lois en vigueur, une gestion transparente et responsable des ressources publiques, ainsi que la mise en œuvre de politiques publiques efficaces dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’emploi.
Il estime que la priorité de tous les acteurs doit demeurer l’amélioration des conditions de vie de la population, la promotion de la justice sociale et l’accélération du développement économique.
Dans cette perspective, il invite à privilégier l’intérêt général et les solutions constructives, plutôt que les divergences politiques susceptibles de détourner l’attention des préoccupations essentielles et des attentes légitimes des citoyens.
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