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RDC : la Société civile du Sud-Kivu pose trois conditions avant de se prononcer sur le dialogue national

Le Bureau de Coordination de la Société civile du Sud-Kivu appelle les Congolaises et les Congolais à la prudence face au dialogue national annoncé. Son président, Samy Jean Takimbula, estime qu’une prise de position doit intervenir après une analyse du cadre, des participants et des objectifs de cette initiative.

Dans une déclaration, le responsable de la structure invite la population à s’interroger sur la portée réelle de ce dialogue. Trois questions, selon lui, doivent guider la réflexion.

La première concerne l’inclusivité du processus. Samy Jean Takimbula veut savoir si les principaux acteurs impliqués dans la crise nationale seront associés aux discussions ou si certains seront écartés.

La deuxième question porte sur l’organisation du dialogue. Qui déterminera l’ordre du jour et les règles des échanges ? Pour la Société civile du Sud-Kivu, les différentes parties doivent pouvoir participer à la définition du cadre des discussions, plutôt que de se limiter à un format établi à l’avance.

La troisième interrogation concerne la finalité du processus. Le dialogue permettra-t-il de s’attaquer aux causes profondes de la crise nationale ou accompagnera-t-il un agenda institutionnel déjà défini ?

« Ces trois questions sont simples, mais leurs réponses détermineront notre attitude », fait savoir Samy Jean Takimbula.

Le président du Bureau de Coordination de la Société civile du Sud-Kivu appelle ainsi à éviter toute réaction précipitée. Il préconise une analyse préalable des enjeux et des conditions dans lesquelles les discussions seront organisées.

Selon lui, toute participation à un dialogue doit répondre à plusieurs interrogations fondamentales : pourquoi y participer, avec quels acteurs, autour de quels sujets et avec quels résultats attendus ?

La Société civile du Sud-Kivu dit ainsi vouloir placer la responsabilité et l’intérêt national au centre du débat. Pour Samy Jean Takimbula, les enjeux liés à cette démarche imposent de mesurer les conséquences des décisions qui seront prises.

Rédaction

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