Dans une déclaration consultée en exclusivité par Jeune Afrique, l’ancien président Joseph Kabila a réagi pour la première fois au réquisitoire de l’auditeur général demandant la peine de mort contre lui à l’issue de son procès.
Kabila dénonce « des accusations mensongères » et fustige un pouvoir « incapable d’assumer la responsabilité de ses échecs ». Il accuse le président Félix Tshisekedi d’avoir conduit la République démocratique du Congo dans « un trou profond », marqué par « l’arrestation d’officiers et d’opposants », ce qui, selon lui, « justifie la chute de la République ».
Première sortie depuis Mia
L’ancien chef de l’État n’avait plus pris la parole depuis le 23 mai dernier, date de sa première allocution publique depuis son départ du pouvoir en 2019. À cette occasion, après son arrivée à Goma, alors partiellement sous contrôle des rebelles du M23, il avait tenu des consultations dont les conclusions n’avaient pas été rendues publiques.
Tout en rejetant les accusations portées contre lui , parmi lesquelles la torture, des liens présumés avec les rebelles et des crimes passibles de la peine capitale. Joseph Kabila affirme rester ouvert à « tout dialogue entre Congolais » pour rechercher « en urgence » des solutions aux problèmes du pays.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC, où la détérioration des conditions de vie de la population et les tensions entre institutions renforcent le climat d’incertitude.
Gaspard LWENDO










