Le dépôt du projet de loi de finances 2026 à l’Assemblée nationale suscite de vives réactions au Sud-Kivu. Anselme Ndjungu, coordonnateur provincial d’Ensemble pour la République au Sud-Kivu, déplore l’absence de sa province ainsi que celle du Nord-Kivu dans le budget, aussi bien à la rubrique des recettes que des dépenses.
Selon lui, cette omission interroge la vision du gouvernement Suminwa et pourrait, à ses yeux, alimenter des perceptions de marginalisation.
« Je regrette de constater que le Sud-Kivu et le Nord-Kivu n’apparaissent nulle part dans ce budget. C’est incompréhensible et cela donne l’impression d’un processus de balkanisation », déclare-t-il.
Anselme Ndjungu interpelle directement le président Félix Tshisekedi, estimant qu’un tel oubli crée un doute sur la place réservée aux deux provinces dans les priorités nationales.
« Le Sud-Kivu et le Nord-Kivu sont-ils encore des provinces de la République démocratique du Congo ou ont-ils été vendus ? Si oui, à qui ? », lance-t-il, visiblement indigné.
Notable de Mwenga, il rappelle que plusieurs territoires notamment Mwenga, Uvira et Fizi font face à d’importants besoins en infrastructures.
« Nos zones nécessitent d’urgence des routes et d’autres projets structurants. Pourtant, la Première ministre et son équipe ont choisi d’ignorer les réalités de l’Est. C’est un sabotage envers nos populations », estime-t-il.
Cette réaction ajoute une nouvelle voix aux inquiétudes exprimées par plusieurs leaders locaux, alors que le débat sur la répartition équitable des ressources nationales reste au cœur des préoccupations dans les provinces de l’Est.
GASPARD LWENDO










