Alors que le débat sur l’organisation d’un dialogue national inclusif s’intensifie en République démocratique du Congo, François Rubota, président du Mouvement Social pour le Renouveau (MSR), exprime son adhésion aux conditions fixées par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi. Toutefois, il plaide pour une approche lucide, centrée sur la résolution définitive de l’insécurité dans l’Est du pays.
Le cri de détresse des provinces meurtries
En tant que digne fils de l’Est — originaire des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri — François Rubota rappelle l’épuisement des populations éprouvées par plus de trois décennies de conflits. Depuis 1996, les cycles successifs de violences ont laissé des séquelles humaines et économiques profondes. Pour le leader du MSR, ce dialogue ne doit pas être une simple formalité politique ou une « course aux postes », mais une opportunité de s’attaquer aux causes racines du mal.
Des questions de fond pour des résultats concrets
François Rubota appelle à une clarification préalable des objectifs. Il pose des questions cruciales :
- Quels résultats concrets sont attendus pour rompre le cycle de violences ?
- Quels acteurs garantissent l’inclusivité réelle du processus ?
- Comment ce forum peut-il restaurer l’intégrité territoriale face aux agressions extérieures ?
Face aux enjeux régionaux : Le cas du Rwanda
Le président du MSR soulève une interrogation majeure sur la portée diplomatique et sécuritaire de ces assises. Le dialogue permettra-t-il d’obtenir le retrait effectif des troupes rwandaises ? «Est-ce que le dialogue permettra au Président Paul Kagame de restituer à la RDC ce qu’il a déclaré détenir, à savoir Goma, Bukavu, Uvira et les territoires sous son contrôle ?», s’interroge-t-il. Pour lui, les résolutions doivent impérativement offrir des mécanismes contraignants face aux revendications rwandaises.
Un appel à la sincérité et à la cohabitation
Dans une démarche constructive, François Rubota se dit prêt à participer à ce « dialogue de vérité ». Il souhaite confronter les revendications des différentes communautés aux réalités du terrain pour favoriser une cohabitation pacifique.
En conclusion, il estime que seule une démarche sincère, orientée vers des résultats mesurables et le renforcement des capacités défensives du pays, permettra de tourner la page des agressions et d’offrir aux Congolais une perspective de développement durable.








