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« Il y a urgence » : Médecin sans Frontières alerte face au manque d’eau, de médicaments et de service de base en RDC

Depuis une dizaine de jours les combats qui opposent l’armée congolaise au groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda ont repris. L’accord de paix signé en juillet n’a jamais été mis en œuvre. Selon les travailleurs humanitaires sur place, il y a pourtant une urgence absolue pour la population.

Ce professionnel de l’humanitaire, de formation médicale, travaille pour MSF depuis près de 20 ans et il est le représentant de MSF en République démocratique du Congo depuis deux ans. Interrogé par Eric Destiné, envoyé spécial de la RTBF, il fait le point sur la situation alors que l’accord de principe visant à rétablir la paix dans la région tarde à se mettre en œuvre sur le terrain.

Peut-on parler de paix sur le terrain ?Pour rappel, entre le M23 et la République démocratique du Congo, des pourparlers se sont tenus au Qatar. Un projet d’accord de paix a été partagé entre les deux parties au conflit, a annoncé dimanche le médiateur Qatari. Et un cycle de négociations devrait débuter à Doha dans quelques jours.Pourtant, à ce stade, ces discussions politiques ne semblent pas amener de répit pour les populations et les humanitaires sur le terrain. »Ce dont nos équipes de terrain témoignent, c’est plutôt le contraire. Nos équipes nous relatent de nouveau des pics, des flambées de violence, voire d’extrême violence », témoigne Emmanuel Lampaert.Nos équipes nous relatent, de nouveau, des pics, des flambées de violence, voire d’extrême violence. »Malheureusement, ces accords de principe avec des intérêts économiques ne se traduisent pas du tout dans un retour au calme et un regain de paix », juge le représentant de MSF en RDC.Selon MSF, ces violences rendent difficile l’accès humanitaire à certaines zones : « les difficultés sont intensifiées et prennent énormément d’énergie et de temps à résoudre pour maintenir et sauvegarder l’espace humanitaire ».

Rtbfactu, via OeilTaifa.africa

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