Journée du 22 juillet 2026Au terme de l’exposé du HCR, le Ministre d’État honoraire a souhaité savoir si le chiffre de 197 000 réfugiés rwandais installés en RDC incluait les membres des FDLR. Le délégué du HCR ayant précisé que la question des FDLR ne relevait pas de leur mandat, le Ministre d’État honoraire a demandé à l’officier de protection, M. Bitakuya, de relayer cette préoccupation auprès du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. L’objectif est de mobiliser l’ONU afin de résoudre définitivement cette question, celle-ci servant d’alibi au Rwanda pour justifier son agression depuis 1996.
Journée du 23 juillet 2026À la suite des exposés du vice-gouverneur du Nord-Kivu, du gouverneur du Sud-Kivu et du secrétaire général au ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, le Ministre d’État honoraire a salué la qualité des interventions, particulièrement celle du gouverneur du Sud-Kivu.
Son allocution s’est articulée autour de trois points principaux :
- Inversion du narratif (RDF – AFC/M23/TWIGWANEHO)
Le Ministre d’État honoraire a proposé un changement radical de narratif. Il déplore le fait que certains Congolais s’engagent et s’approprient des guerres dont ils ignorent les tenants et les aboutissants. De plus, les discours du président rwandais sont en totale contradiction avec les prétendues causes de la guerre défendues par les mouvements congolais qui soutiennent le Rwanda dans son entreprise. Il convient donc de parler du bloc « RDF – AFC/M23/TWIGWANEHO » et non l’inverse. - Le parachutage des agents humanitaires à Uvira
Rappelant qu’il a été coordonnateur du programme d’appui aux réfugiés burundais et rwandais entre 1993 et 1996 dans 12 camps du territoire d’Uvira, le Ministre d’État honoraire a soutenu la position du gouverneur, fermement opposé à la politique de parachutage d’agents externes. Il a insisté sur le fait qu’Uvira regorge d’experts locaux qualifiés ayant travaillé dans ces camps, des profils qu’il connaît personnellement. - La responsabilité de l’État face au rôle des tribus
S’interrogeant sur la thématique de l’atelier, le Ministre d’État honoraire a contesté l’idée de rejeter l’absence de l’autorité de l’État sur la responsabilité des tribus de ces provinces. Il a rappelé les attributs régaliens de l’État, à savoir : la souveraineté (puissance, indépendance externe, compétence de la compétence), la personnalité morale (continuité, permanence, patrimoine propre, capacité juridique), ainsi que le monopole de la contrainte légitime (armée, police et justice pour faire respecter la loi, protéger les personnes et leurs biens, garantir la paix civile et appliquer des sanctions).
Face à ces principes, le Ministre d’État honoraire a souligné la difficulté d’incriminer les tribus pour les défaillances étatiques. Il a conclu par un exemple concret : lors d’un récent bouclage pour le contrôle des documents automobiles, des véhicules (communément appelés « esprits de mort ») roulaient sans clignotants, sans feux de position ni rétroviseurs, tout en détenant un certificat de contrôle technique valide.
Recommandations
Le Ministre d’État honoraire a recommandé au gouvernement le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité. Il a rappelé que la feuille de route proposée relève des compétences strictes du ministère de l’Intérieur, en collaboration avec la Défense et les services spécialisés (ANR, DGM…). La restauration de l’autorité de l’État est une prérogative exclusive du gouvernement, et non des tribus.
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