Chers compatriotes,
Mille bonnes intentions ou promesses ne valent pas une seule action concrète de développement, les congolais l’ont expérimenté depuis l’accession de leur pays à l’indépendance jusqu’à nos jours.
Le Grand Maréchal charismatique, le Président du Zaïre, au vu des immenses potentialités de son pays, avait promis de le transformer en « paradis terrestres ». Il s’en suivra, pendant sa gestion du pays, quelques timides réalisations telles que le pont Maréchal, le grand barrage d’Inga, le stade de martyres, le DAIPN (Domaine Agro-Industriel Présidentiel de la N’sele), … qui verront le jour, mais rien d’extraordinaire après trente-deux ans de règne sans partage comparé aux infrastructures publiques des pays développés considérés comme de véritables paradis terrestres pour les petits africains en général et congolais en particulier.
Son tombeur, le Grand Mzee, le Président Laurent Désiré Kabila, animé de beaucoup de bonnes volontés aussi, mais va faire un passage presque à vide sans aucune réalisation sérieuse, il va laisser en souvenir aux congolais le célèbre Service National, un micro-boulevard en face du géant stade des martyres de Mobutu ainsi que son célèbre slogan « ne jamais trahir le Congo ».
Son fils, le Raïs, le Président Joseph Kabila Kabange, qui le succédera, un autre grand passionné de l’agriculture à l’image de son père et de son homonyme Joseph Désiré Mobutu, convaincu que son pays peut constituer la réponse au problème de pauvreté extrême et de pénurie alimentaire en Afrique et dans le monde, réconforté par plusieurs rapports du PNUD et de la Banque Mondiale sur le potentiel de développement des pays africains et création d’emplois par le secteur agricole, il va lancer des projets pharaoniques dans l’agro-pastoral tel que le fameux projet Bukanga Lonzo et va procéder à l’achat des 700 tracteurs Massey Ferguson qu’il va donner pour exploitation à ses compagnons politiques et courtisans afin d’impulser le développement à la base, malheureusement, après dix-huit ans de règne son pays était toujours classé parmi les plus pauvres au monde avec un taux de malnutrition qui demeure à des taux inquiétants, sa promesse de « révolutionner la modernité » en RDC ne fût qu’un simple écran de fumée qui s’est dissipé avec son départ au forceps en 2018.
Peut-être que « nous », en 2011, si nous étions arrivés à la magistrature suprême nous allions transformer la RDC en « Brésil d’Afrique », j’ai bien dit, peuChers compatriotes,
Mille bonnes intentions ou promesses ne valent pas une seule action concrète de développement, les congolais l’ont expérimenté depuis l’accession de leur pays à l’indépendance jusqu’à nos jours.
Le Grand Maréchal charismatique, le Président du Zaïre, au vu des immenses potentialités de son pays, avait promis de le transformer en « paradis terrestres ». Il s’en suivra, pendant sa gestion du pays, quelques timides réalisations telles que le pont Maréchal, le grand barrage d’Inga, le stade de martyres, le DAIPN (Domaine Agro-Industriel Présidentiel de la N’sele), … qui verront le jour, mais rien d’extraordinaire après trente-deux ans de règne sans partage comparé aux infrastructures publiques des pays développés considérés comme de véritables paradis terrestres pour les petits africains en général et congolais en particulier.
Son tombeur, le Grand Mzee, le Président Laurent Désiré Kabila, animé de beaucoup de bonnes volontés aussi, mais va faire un passage presque à vide sans aucune réalisation sérieuse, il va laisser en souvenir aux congolais le célèbre Service National, un micro-boulevard en face du géant stade des martyres de Mobutu ainsi que son célèbre slogan « ne jamais trahir le Congo ».
Son fils, le Raïs, le Président Joseph Kabila Kabange, qui le succédera, un autre grand passionné de l’agriculture à l’image de son père et de son homonyme Joseph Désiré Mobutu, convaincu que son pays peut constituer la réponse au problème de pauvreté extrême et de pénurie alimentaire en Afrique et dans le monde, réconforté par plusieurs rapports du PNUD et de la Banque Mondiale sur le potentiel de développement des pays africains et création d’emplois par le secteur agricole, il va lancer des projets pharaoniques dans l’agro-pastoral tel que le fameux projet Bukanga Lonzo et va procéder à l’achat des 700 tracteurs Massey Ferguson qu’il va donner pour exploitation à ses compagnons politiques et courtisans afin d’impulser le développement à la base, malheureusement, après dix-huit ans de règne son pays était toujours classé parmi les plus pauvres au monde avec un taux de malnutrition qui demeure à des taux inquiétants, sa promesse de « révolutionner la modernité » en RDC ne fût qu’un simple écran de fumée qui s’est dissipé avec son départ au forceps en 2018.
Peut-être que « nous », en 2011, si nous étions arrivés à la magistrature suprême nous allions transformer la RDC en « Brésil d’Afrique », j’ai bien dit, peut-être.
Le PR05, le Mukwatombolo selon ses courtisans, le Président Félix Tshisekedi Tshilombo, héritier politique et biologique de l’homme qui avait promis aux congolais le « changement » et le progrès social, après avoir fait le même constat que le Maréchal Mobutu sur les potentialités de son pays, à peine entré en fonction en 2019, il promet de faire de la RDC l’Allemagne d’Afrique. Aujourd’hui, à presque trois ans de la fin de son second et dernier mandat constitutionnel, il peine encore à défendre l’intégrité du territoire national et à récupérer de vastes territoires du pays qu’il a lui-même concédé ou cédé, selon le cas, à trois pays voisins de l’Est (Rwanda, Ouganda et Burundi) et s’efforce à trouver la bonne approche politique pour rebâtir la cohésion nationale rompue sous son règne.
Je suis profondément convaincu que tous ces quatre Présidents étaient réellement sincères dans leurs déclarations d’intentions de transformer positivement la RDC, malheureusement, confrontés aux immenses défis de développement de ce dernier ainsi que les enjeux économiques autour de ce territoire scandale géologique et géant au cœur de l’Afrique, leurs insuffisances managériales et politiques les ont rattrapés très vite, tous vont choisir le meilleur raccourci de la plupart de piètres dirigeants africains, c’est-à-dire, celui de l’enrichissement personnel et s’accrocher au pouvoir abandonnant ce peuple longtemps meurtri à son triste sort.
Le PR05, ayant encore un petit crédit de doute d’abandonner à son tour les congolais dans les hadès des peuples africains maudits avant son départ, j’estime, néanmoins, qu’il ne sera pas capable de transformer en trois ans ce qui lui reste de ce grand pays à l’indice de développement humain (IDH) parmi le dernier au monde et en situation de guerre en paradis terrestre ou Allemagne d’Afrique. Par contre, il peut encore nous aider à poser les bases solides de la refondation d’un État moderne afin de placer la RDC sur sa rampe de développement, bien sûr, à la seule condition qu’il s’engage sincèrement à :
- Rebâtir la cohésion nationale rompue sous son règne
- Restaurer la paix et l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national
- Achever son projet de déboulonner l’ancien système mafieux et non s’en servir à son profit personnel (ainsi que ses proches)
- Bâtir une véritable armée forte, dissuasive et républicaine
- Renoncer à son projet de révision ou changement de la constitution juste pour s’accrocher au pouvoir, comme les autres, alors que l’impact social de ses actions publiques est quasi nul.
Chers compatriotes,
l’espoir d’une RDC nouvelle, réunifiée, prospère et réconciliée avec elle-même est toujours permis.
Oui, ce rêve est encore possible avec le PR05, à condition qu’il se fasse violence, se ressaisisse et revienne sur la bonne voie tracée par Étienne Tshisekedi Wa Mulamba, son géniteur politique et biologique, car c’est encore possible de redonner espoir et sourire aux congolais.
Dr Didier Kamerhe
Expert en développement








