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Sud-Kivu : « Le Président Tshisekedi doit accepter un dialogue inclusif d’urgence », plaide le Président faisant fonction du BCSC Sud-Kivu.

Le président faisant fonction de la société civile du Sud-Kivu, Samy Jean Takimbula, appelle le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à organiser un dialogue national inclusif et urgent pour mettre fin à la crise persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans une déclaration faite à la presse, ce leader de la société civile alerte sur la dégradation inquiétante des conditions de vie des populations du Sud-Kivu et du Nord-Kivu. « La vie est devenue extrêmement chère. Les soins de santé sont désormais un luxe. La population n’a plus accès à la nourriture ni aux moyens pour assurer la scolarité des enfants », déplore-t-il.

Pour lui, la priorité du moment n’est pas de multiplier les accords à l’étranger, mais plutôt de favoriser un dialogue entre Congolais. « L’urgence pour nous, habitants de l’Est, ce n’est plus l’Europe ni l’Amérique. Il faut que nous nous parlions entre Congolais. Je ne rejette pas les accords de Doha ou de Washington, mais il est temps de se parler en famille pour panser nos plaies », a-t-il insisté.

Samy Jean Takimbula estime que le véritable attachement du président Tshisekedi à la population de l’Est se démontrera par sa capacité à rassembler toutes les parties prenantes y compris la société civile des zones sous occupation, l’opposition pacifique, et même les groupes armés tels que l’AFC/M23 autour d’une même table de discussions.« Si le Président Tshisekedi a réellement le cœur tourné vers la population de l’Est, il doit accepter ce dialogue inclusif d’urgence, car la population souffre énormément », martèle-t-il.

En outre, il plaide pour la mise en place d’un couloir humanitaire afin de venir en aide aux civils pris au piège des combats. « Nous commençons à enregistrer des cas de morts à cause du manque de médicaments et de nourriture. L’ouverture des aéroports et des banques est devenue une nécessité pour sauver la situation à l’Est », a-t-il conclu.

Gaspard LWENDO

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