Pendant que plusieurs figures de l’opposition congolaise se trouvent au Burundi à l’invitation du président burundais, Évariste Ndayishimiye ( qui assure la présidence de l’Union africaine), le député honoraire Didier Okito Lutundula, leader de la dynamique Jeunesse Congolaise Debout pour la Sauvegarde de la Loi Fondamentale (JCDSF), estime que cette initiative ne permettra pas d’apporter une solution durable aux problèmes de la République démocratique du Congo.
Selon lui, cette rencontre viserait principalement à apaiser les tensions liées à la marche annoncée pour le 8 juillet.
« Avec l’intelligence que je connais au président burundais et la sagesse chrétienne qui le caractérise, je pense qu’avec le président Félix Tshisekedi, ils ont anticipé les risques liés à la marche du 8 juillet et ont voulu mettre en place des mécanismes pour la désamorcer », a déclaré Didier Okito Lutundula.»
L’ancien député estime toutefois que les personnalités invitées ne représentent pas l’ensemble de l’opposition congolaise. À ses yeux, la majorité des participants vivent à Kinshasa, alors que les réalités et les préoccupations des provinces ne seraient pas suffisamment prises en compte.
« Les problèmes de la RDC sont nombreux. Si le président burundais voulait réellement contribuer à une solution nationale, il aurait fallu réunir toutes les sensibilités de l’opposition afin de réfléchir ensemble sur l’avenir du pays », a-t-il affirmé.
Didier Okito compare la rencontre de Bujumbura à une goutte d’eau dans l’océan , estimant qu’elle ne permettra pas d’aboutir à des solutions à la hauteur des défis auxquels la RDC est confrontée.
Malgré ses réserves, le leader de la JCDSF salue l’engagement du président Évariste Ndayishimiye et des organisateurs de cette initiative. Il considère cependant qu’une solution durable à la crise congolaise ne peut résulter, selon lui, d’une concertation limitée à un nombre restreint de participants.
GASPARD LWENDO








