En République démocratique du Congo (RDC), la Conférence épiscopale nationale (Cenco) tient pour trois jours une assemblée plénière extraordinaire sur la question de la Constitution. Une table ronde du 18 au 20 juin 2026. L’objectif pour l’Église catholique est de trouver une position commune. Jeudi, durant le premier jour, les membres de la Cenco ont entendu les arguments des deux camps.
« Cette plénière extraordinaire a été convoquée suite à la tension croissante observée, dans le pays, née de la campagne de la majorité au pouvoir en faveur d’un changement constitutionnel », a déclaré monseigneur Donatien Nshole, le 18 juin, à l’ouverture des débats. L’enjeu pour le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale (Cenco) de la RDC est de permettre aux évêques de prendre position.
Ils ont donc écouté Delly Sesanga. L’opposant, président du parti Envol, fait partie du camp qui est farouchement opposé à tout changement constitutionnel. Il a lui-même été blessé le 12 juin durant un sit-in réprimé à Kinshasa. Et il a expliqué vouloir défendre l’actuelle Constitution qui protège les citoyens contre l’arbitraire et qui leur permet de choisir librement leurs dirigeants.
Des religieux déjà partagés
Puis c’est Jean-Claude Tshilumbayi qui a été entendu. Il est actuellement vice-président de l’Assemblée nationale, membre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) du président Félix Tshisekedi. Il défend le changement de Constitution envisagé par le pouvoir. Il est revenu sur les différentes raisons misent en avant pour défendre cette modification, rappelant notamment que c’est une vielle promesse du parti qui, en 2006, était opposé au texte actuel.
Des experts et des constitutionalistes doivent aussi venir nourrir cette réflexion qui « ne sera pas facile », prévient le politologue Christian Moleka. Il évoque des divisions au sein des religieux, entre ceux qui sont opposés à toute modification et ceux qui veulent rester dans la position du médiateur.








