Depuis quelque temps, la Commission Nationale de Prévention Routière (CNPR) est secouée par une crise interne majeure. Si un groupe restreint d’agents s’en prend au Président national, Mr Bienvenu LUTOMBO MUNYASUBI, une large majorité du personnel prend sa défense, saluant le redressement spectaculaire de cette entreprise publique sous son mandat.
Des réalisations tangibles sous l’ère Munyasubi
Les partisans de l’actuel Président soulignent un bilan concret : mécanisation des agents, octroi de primes supplémentaires (la « quinzaine »), et mise en place d’une couverture médicale via l’hôpital ACRAM. Sur le plan technique, la ville de Kinshasa a bénéficié d’une campagne de balisage, de traçage de la signalisation routière et de la pose de nouveaux panneaux. De plus, Mr Munyasubi a renégocié plusieurs contrats stratégiques dans l’intérêt exclusif de la République.
L’ombre de Stephan Veringa
Cependant, des enquêtes internes et des témoignages concordants pointent une manipulation orchestrée par Mr Stephan VERINGA, Directeur de cabinet du Vice-Premier ministre des Transports, Jean-Pierre BEMBA. Les agents dénoncent une volonté de déstabilisation à des fins de prédation financière. Selon ces sources, Mr Veringa chercherait à évincer le Président Munyasubi pour installer des intérêts privés. Des accusations graves font état de la vente présumée du poste de Président pour une somme de 50 000 dollars.
Plus inquiétant encore, Stephan Veringa est accusé d’avoir nommé un individu suspecté de liens avec la rébellion du M23, un certain Mr LOFILI, au poste de Directeur d’études au Groupe d’Études des Transports (GET) à Goma. Les agents appellent les services de renseignements à se saisir de ce dossier qui touche à la sécurité nationale.
Un appel à l’arbitrage de la Première ministre
Le personnel déplore que Mr Veringa, dont la nationalité belge est régulièrement mise en avant par ses détracteurs, privilégie ses intérêts d’homme d’affaires au détriment de l’appareil d’État. Ils citent notamment l’épisode de la semaine dernière, où des agents auraient été instrumentalisés pour sceller les bureaux de l’État, un acte de désordre qui ternit l’image du VPM Jean-Pierre Bemba.
Face à ce climat délétère, les agents de la CNPR sollicitent l’intervention urgente de la Première ministre, Judith Suminwa, et alertent le Président de la République, Félix Tshisekedi. Ils demandent au ministre de tutelle de ne pas se laisser abuser par des rapports biaisés et de protéger l’institution contre les appétits étrangers et privés qui menacent la mission de service public de la CNPR
Rédaction.










