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RDC : Le député Willy Mishiki dénonce la « violation du règlement intérieur » par la candidature unique d’Aimé Boji à la présidence de l’Assemblée nationale

Le député national Willy Mishiki, élu de Walikale (Nord-Kivu), exprime ses réserves face à la candidature unique d’Aimé Boji Sangara à la présidence de l’Assemblée nationale. Déclaration faite dans une interview accordée à OeilTaifa.africa ce 22 Octobre 2025.

S’il affirme n’avoir « aucun problème personnel » avec le ministre sortant de l’Industrie, Aimé Boji, qu’il qualifie même de frère, le président du parti politique INANA déplore néanmoins une démarche qu’il estime contraire au règlement d’ordre intérieur de la Chambre basse du Parlement.« Je n’ai rien contre l’honorable Aimé Boji, mais je regrette que l’Union sacrée choisisse d’imposer un candidat issu du gouvernement, alors que l’Assemblée nationale compte 500 députés capables de diriger cette institution », a déclaré Willy Mishiki.

Le député dénonce ce qu’il considère comme un « sabotage » du principe de liberté des élus.« Nous observons une manipulation qui tend à faire croire que les députés sont dépendants de certaines autorités. Pourtant, un député est élu librement par le peuple, et non par l’Union sacrée », a-t-il insisté.Selon lui, la candidature unique viole l’esprit démocratique que doit incarner le Parlement.« Ce n’est pas une dictature.

Le règlement intérieur autorise tout député à se présenter à la présidence. Empêcher d’autres candidatures, c’est aller à l’encontre des textes », a-t-il martelé.Willy Mishiki met également en garde contre les conséquences politiques d’un tel choix imposé.« C’est un sabotage. Si on nous impose un candidat, cela va créer des frustrations au sein de l’Union sacrée.

Le bateau risque de chavirer. Soit l’ennemi s’infiltre pour nous diviser, soit le gouvernement cherche à contrôler le Parlement afin de bloquer toute action de contrôle et détourner les fonds publics ».

Rappelons que Aimé Boji, vient de démissionner du gouvernement à son poste de ministre national de l’industrie afin de rejoindre sa place dans la chambre basse du parlement où il tente de remplacer Vital Kamerhe au perchoir de l’assemblée Nationale

Gaspard LWENDO

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