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RDC: Greenpeace alerte sur les menaces qui pèsent sur le couloir vert Kivu-Kinshasa

Greenpeace Afrique publie une analyse du couloir vert Kivu-Kinshasa. Ce projet vise à « sauvegarder l’avenir du bassin du Congo », le plus grand puits de carbone des forêts tropicales du monde. Pourtant, selon Greenpeace, il couvre aussi des concessions pétrolières et minières particulièrement dommageables pour l’environnement. L’ONG dénonce des contradictions et appelle les autorités de RDC à faire preuve de « cohérence ». 

Créée en janvier 2025, c’est « la plus grande réserve forestière tropicale protégée au monde » selon la présidence du pays. Elle s’étend sur 550 000 kilomètres carrés, l’équivalent de la surface de la France, et comprend des dizaines de milliers de kilomètres carrés de forêts primaires et de tourbières intactes particulièrement importantes pour la biodiversité et pour capter les émissions de gaz à effet de serre et ainsi limiter le réchauffement climatique.

L’initiative de ce couloir vert qui relie Kinshasa aux provinces du Nord et du Sud-Kivu est louable, souligne Bonaventure Bondo, chargé de campagne forêt chez Greenpeace Afrique. « Un objectif majeur, c’est celui axé sur la conservation des forêts primaires dans cette zone qui est très importante. Elle regorge de tourbières et d’espèces endémiques, avec l’intention de créer les emplois verts et de restaurer une très grande partie des forêts primaires », explique-t-il. 

Pourtant, au moment même de sa création, de nouveaux blocs pétroliers ont été attribués sur le couloir vert sur plus de 70 % de sa surface. Greenpeace alerte désormais sur les concessions minières à l’est, qui couvrent 23 % du couloir vert et qui menacent l’environnement, notamment la réserve de faune à okapis, mais aussi les communautés qui vivent sur place.

L’ONG demande un moratoire aux autorités

« Lorsque nous prenons les données sur le bloc pétrolier et les nouvelles données sur les concessions minières, c’est presque toute la superficie du couloir vert qui est sous la menace de ces activités. Et ça, c’est quelque chose qui n’est pas acceptable. Et c’est quelque chose qui entache même à la crédibilité du pays à se prôner leader environnemental sur la scène internationale », ajoute Bonaventure Bondo.

L’ONG demande aux autorités un moratoire sur tout nouveau projet extractif sur le couloir vert.

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