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FOBAC : Les sanctions américaines, un écran de fumée pour le bradage des ressources congolaises

La Force des Bâtisseurs du Congo (FOBAC) a suivi, via les réseaux sociaux, l’annonce des sanctions du Département du Trésor des États-Unis à l’encontre du Président honoraire et père de la démocratie congolaise, Joseph Kabila Kabange.

D’emblée, la FOBAC regrette le rôle de « sapeur-pompier pyromane » que joue l’administration américaine actuelle dans les tensions qui minent la République Démocratique du Congo depuis sept ans. En parrainant la signature de l’accord entre la RDC et le Rwanda pour mettre fin au conflit, tout en accompagnant le processus de Doha — visant un compromis entre Goma et Kinshasa — les États-Unis avaient pourtant suscité l’espoir d’une sortie de crise régulière.

En prononçant des sanctions contre Joseph Kabila, les États-Unis ajoutent de l’imbroglio à un système d’équations dont les inconnues étaient pourtant déjà déterminées. La FOBAC refuse de croire que les États-Unis d’Amérique, jadis très respectés, soient tombés dans la manipulation pour conforter des intérêts liés au bradage des ressources minières congolaises, généreusement facilité par le pouvoir actuel.

Cette crainte émane du fait qu’à l’instar d’un procès partisan et instrumentalisé, les États-Unis ne brandissent aucun élément tangible prouvant la moindre accointance entre Joseph Kabila et l’AFC/M23.

Pour la FOBAC, ces sanctions quasi-cosmétiques répondent à une double logique :

  1. Caresser le pouvoir de Monsieur Tshisekedi dans le sens du poil afin d’obtenir le plus de gains possibles face à une administration poreuse, incapable, et qui espère tirer puissance et longévité d’une alliance avec l’administration américaine. Sauf que dans ce jeu, la RDC brade ses minerais aux USA, donnant du concret, là où les États-Unis vendent du vent à un pouvoir complexé, le tout au détriment du Code minier en vigueur qui protège le peuple.
  2. ⁠Cette double logique se trouve corroborée par les analyses sur les méthodes de l’administration américaine [référence subtile à la citation de C. Malhuret], caractérisées par la recherche du profit personnel et de la famille, selon les observateurs avisés.
  3. ⁠La FOBAC s’inquiète de la tournure que prend le pouvoir de Kinshasa : celle de remettre le destin de 100 millions d’habitants entre les mains de puissances prédatrices. L’euphorie suscitée par lesdites sanctions auprès d’une certaine frange politique congolaise est également inquiétante : le pays n’a jamais autant compté sur la main étrangère.

En conclusion, la FOBAC :

  • Appelle la population congolaise à rester éveillée, à ne pas avoir la mémoire courte et à se souvenir des puissances complices des assassinats de Patrice Emery Lumumba et de M’Zee Laurent-Désiré Kabila.
  • ⁠Invite les Congolaises et les Congolais à privilégier des solutions nationales aux problèmes congolais. C’est un leurre de croire qu’un Américain aimera le Congolais plus que le Congolais lui-même. D’où le besoin impérieux de créer un cadre permanent de dialogue entre les acteurs politiques nationaux.
  • ⁠Encourage le Président honoraire et Autorité morale de « Sauvons le Congo » à garder sa sérénité, son ouverture et son patriotisme, en bon soldat qu’il est. De nombreux Africains, par expérience, affirment que se faire malmener par les impérialistes est souvent le signe d’une vision salvatrice pour son propre peuple.

Fait à Kinshasa, le 04 Mai 2026

Pour la FOBAC

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