Home / Société civile / ESU dans l’Est : Oswald Rubasha dénonce une décision injuste qui pénalise les étudiants innocents.

ESU dans l’Est : Oswald Rubasha dénonce une décision injuste qui pénalise les étudiants innocents.

Acteur de la société civile, Monsieur Oswald Rubasha déplore la décision du gouvernement, à travers le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), de suspendre les activités académiques dans quelques universités publiques situées dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23.

Après avoir lu la décision de l’AFC/M23 nommant des animateurs dans les universités publiques à Goma et Bukavu, ainsi que la décision du gouvernement suspendant les activités dans ces mêmes universités, Monsieur Rubasha estime qu’il s’agit d’une attitude extrémiste.

Selon lui, ces deux belligérants étaient à Genève pour un processus de paix. S’ils sont en pourparlers pour un mécanisme de paix, il ne faut pas prendre des mesures radicales qui punissent injustement la population civile. Les étudiants et leurs familles deviennent des victimes collatérales pour rien. On punit des innocents qui ne savent rien de tout cela.

« Goma et Kinshasa doivent comprendre que l’éducation est un secteur purement apolitique et qu’on ne doit pas y prendre des décisions politiques », déclare Oswald Rubasha. S’adressant aux journalistes, il ajoute que la mesure de Kinshasa risque de provoquer une année blanche pour les innocents. Même si on demandait aux étudiants d’aller étudier ailleurs, leurs familles ne sont pas préparées et n’ont pas les moyens de le faire.

Oswald Rubasha renchérit en affirmant que Kinshasa devrait plutôt sanctionner les professeurs qui ont accepté de rejoindre la rébellion, en particulier ceux qui ont été nommés par elle, au lieu de bloquer les activités académiques.

Il souligne également que la population de Bukavu et Goma n’a pas choisi la situation qu’elle traverse. Il est temps que les élus de ces deux villes se prononcent sur cette décision pour que le ministre revienne sur sa position. Enfin, il demande à l’AFC/M23 de revenir sur ses nominations, car l’enseignement supérieur n’est pas un champ de bataille. Ce secteur doit plutôt être démocratisé selon le souhait de la population.

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *