La société civile du Sud-Kivu a vivement réagi à l’attaque visant un convoi de Médecins Sans Frontières (MSF), survenue le week-end dernier dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.
Selon les informations rapportées, un véhicule transportant des fournitures médicales a été pris pour cible par des hommes armés non identifiés sur un axe routier de la zone. Lors de cette attaque, des membres du personnel humanitaire ont été dépouillés de leurs effets personnels et soumis à des intimidations. Un agent a été légèrement blessé, avant que l’équipe ne soit sécurisée.
Dans une déclaration, le président du Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu (BCSC), Samy Jean Takimbula, dénonce un acte qu’il qualifie de « recul humanitaire », dans un contexte où des efforts sont en cours pour faciliter l’accès de l’aide aux populations affectées par les conflits.
« Alors que la société civile plaide pour l’ouverture de couloirs humanitaires, de tels actes compromettent les efforts visant à assister les populations vulnérables. Il est urgent de garantir la sécurité des acteurs humanitaires », a-t-il déclaré.
La société civile indique que l’embuscade a également affecté d’autres usagers de la route ainsi que des civils présents sur le lieu de l’incident, qui auraient été dépouillés.
Elle appelle les autorités congolaises à diligenter des enquêtes afin d’identifier les auteurs de cette attaque et de renforcer la sécurité sur les axes routiers à forte circulation humanitaire. Elle insiste également sur la nécessité pour toutes les parties impliquées dans le conflit de respecter le caractère neutre et humanitaire des organisations comme MSF.
De son côté, MSF réaffirme son engagement à poursuivre ses activités médicales au profit des populations, malgré un contexte sécuritaire de plus en plus préoccupant dans l’est de la République démocratique du Congo.
Pour la société civile du Sud-Kivu, la répétition de ce type d’incidents risque de compromettre gravement l’accès à l’aide humanitaire dans plusieurs zones déjà fragilisées par les violences armées.
GASPARD LWENDO










