De retour du camp de réfugiés de Nakivale, en Ouganda, de nombreuses familles congolaises peinent à se réinstaller dans le groupement de Binza, en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Entre habitations détruites, perte de moyens de subsistance et manque de nourriture, ces familles disent avoir besoin d’une assistance pour reconstruire leur vie.
Pour ces ménages, le retour au pays représentait un espoir après des années d’exil. Mais la réalité reste difficile, notamment pour les mères qui doivent subvenir aux besoins de leurs enfants.
« Là-bas, il n’y avait pas assez d’eau ni de bois de chauffe. L’argent qu’on nous donnait ne suffisait pas pour répondre aux besoins des enfants. C’est pourquoi nous avons décidé de rentrer », témoigne une femme revenue de Nakivale il y a trois semaines.
Une fois de retour dans leur milieu d’origine, plusieurs familles découvrent des maisons détruites et des conditions de vie précaires. La faim persiste et les moyens de reprendre leurs activités sont limités.
Ces difficultés rendent la réinstallation particulièrement éprouvante pour les ménages qui ont déjà subi les conséquences du conflit armé et les conditions difficiles de l’exil. Les familles espèrent une assistance pour se reloger et retrouver des sources de revenus.
Des inquiétudes sur la sécurité
Au-delà des besoins humanitaires, la situation sécuritaire préoccupe également des notables locaux. La création récente du Front pour la refondation de la nation (FRN) suscite des interrogations sur ses éventuelles conséquences pour la stabilité dans le territoire de Rutshuru.
Pour ces familles qui ont fui les violences avant de choisir de rentrer chez elles, l’enjeu reste de pouvoir vivre en sécurité et offrir un avenir à leurs enfants.
Leur retour marque ainsi une étape importante, mais la reconstruction de leur vie dépend encore de l’amélioration des conditions de sécurité et de l’accès à une assistance adaptée.
RADIO OKAPI, via OeilTaifa Africa










