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Coopération RDC-USA : le Professeur Patrick Onoya plaide pour un soutien aux agriculteurs locaux

Dans le cadre des discussions autour de la coopération entre la Republique Démocratique Congo et les Etats Unis d’Amérique, le professeur Patrick Onoya Tambwe, analyste politique et acteur de la scène congolaise, demande au gouvernement congolais d’assumer ses responsabilités pour tirer profit de ce partenariat, aussi bien sur le plan économique que diplomatique.Dans un document consulté par la rédaction d’Œiltaifa, le professeur Onoya s’interroge : faut-il vraiment attendre les Américains pour planter suffisamment de maïs et de manioc en République Démocratique du Congo ?Selon lui, le partenariat stratégique avec les États-Unis n’empêche pas la mise en place d’un mécanisme de filtrage des investissements, en particulier dans des secteurs jugés sensibles.Il affirme que la RDC, comme tout autre État souverain, conserve certains domaines stratégiques.

La sécurité alimentaire en fait partie. L’article 47 de la Constitution consacre la sécurité alimentaire comme un droit fondamental pour tous les Congolais.Le professeur Onoya rappelle que l’agriculture vivrière, notamment la culture du manioc, du maïs, de l’arachide et du soja, reste profondément ancrée dans les pratiques des populations rurales congolaises.

Il appelle le gouvernement à accompagner les petits producteurs par des appuis financiers, un meilleur accès à la terre et un encadrement technique adapté.Il précise que la RDC a besoin de financements publics pour soutenir ses producteurs locaux, et non seulement d’investissements étrangers. Il insiste sur l’importance de cette nuance. Cette réflexion vise à introduire le concept de filtrage des investissements dans les négociations avec les États-Unis.

Il ajoute toutefois que les investisseurs américains peuvent intervenir dans d’autres segments agricoles, comme l’agriculture de rente (hévéa, quinquina, palmier à huile) ou la recherche et le développement agronomique.

Par David Enock BALONGELWA

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