MESSAGE D’ÉVEIL PATRIOTIQUE (N° 38)
Le salut de la République avant nos intérêts privés !
Chers compatriotes,
Tout Congolais patriote et lucide hormis les éternels demandeurs de postes et courtisans de l’Union Sacrée de la Nation (USN) ne peut soutenir le dialogue sous sa forme actuelle, telle qu’annoncée par le président Félix Tshisekedi. Loin de moi l’intention de jeter le discrédit sur une initiative de paix émanant du chef de l’État. Cependant, force est de constater qu’elle n’est ni sincère, ni efficace pour instaurer la paix durable tant attendue dans la région des Grands Lacs.
En réalité, le pouvoir confond de simples consultations nationales élargies aux 26 provinces et aux forces vives avec un véritable processus de résolution des conflits. Le dialogue devrait être un outil de restauration de la paix et de l’autorité de l’État, pas une mise en scène.
D’abord, le piège réside tant dans le format et la procédure de ce dialogue que dans le profil des participants attendus. Le peuple n’est plus dupe : nous connaissons les vrais protagonistes de la crise actuelle. Ensuite, ce format s’avère curieusement réducteur. Il exclut délibérément les acteurs clés du volet sécuritaire. Par conséquent, il est impossible d’aborder de manière holistique les causes profondes et sous-régionales des conflits armés récurrents qui endeuillent l’Est de notre pays.
Si la démarche du président était sincère et tournée vers une réelle sortie de crise, cela se refléterait dans la méthodologie et le choix des acteurs. Ce n’est malheureusement pas le cas. Il est fort probable que les véritables acteurs de cette « double crise », ceux qui détiennent les leviers sur le terrain, refusent de participer à ce « pseudo-dialogue ».
Cette initiative rappelle tristement le monologue des « consultations nationales » dirigées jadis par Éberande Kolongele. Un gouffre financier de dizaines de millions de dollars pour accoucher, politiquement, d’une souris naine. Sans aucun impact sur le terrain.
Chers compatriotes, Monsieur le Président, l’heure n’est plus au jeu. La situation humanitaire et sécuritaire dans l’Est est critique. Engageons-nous sans délai dans un processus sincère et inclusif pour restaurer l’autorité de l’État avant qu’il ne soit trop tard.
Dr Didier KAMERHE KAZIGE
Patriote et libre-penseur










