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Sud-Kivu : Samy Jean Takimbula Président faisant Fonction du BCSC propose des pistes pour renforcer le vivre-ensemble et la cohésion sociale

À l’occasion de la Journée porte ouverte organisée ce dimanche 20 septembre 2026 par la Synergie des Journalistes pour la Bonne Gouvernance, le président du Bureau de Coordination Provinciale de la Société Civile du Sud-Kivu, Samy Jean Takimbula, a présenté une série de recommandations en faveur du vivre-ensemble et de la cohésion sociale dans la province.

Parmi les propositions formulées figurent la relance des Barza de Paix dans les quartiers et villages. Ces rencontres mensuelles devraient réunir les chefs d’avenue, les femmes et les jeunes autour des problèmes communautaires, dans les langues locales, notamment le swahili et le mashi, le Kilega…

Samy Jean Takimbula recommande également la mise en place d’activités communes, notamment des travaux communautaires, des matchs de football inter-avenues et des tontines réunissant des membres de différentes communautés.

La lutte contre les rumeurs et les messages de haine diffusés sur les réseaux sociaux figure aussi parmi les priorités. La Société civile appelle la population à vérifier les informations avant leur partage, particulièrement les contenus audio diffusés sur WhatsApp.

Les jeunes et les artistes sollicités

Le président du Bureau de Coordination Provinciale de la Société Civile du Sud-Kivu propose une implication accrue des jeunes et des artistes dans les initiatives de cohésion sociale.

Il suggère l’organisation d’activités culturelles, notamment des chansons, des pièces de théâtre et des prestations de slam consacrées à la paix et à l’unité. La création d’un festival baptisé « Bukavu Amani », à organiser chaque trois mois, fait également partie des propositions.

Dans le domaine sportif, il recommande l’organisation de tournois intercommunautaires avec des équipes composées de membres issus de différentes communautés.

Un appel aux leaders

Samy Jean Takimbula appelle également les chefs coutumiers, les responsables religieux et les acteurs politiques à adopter un langage plus rassembleur dans leurs prises de parole.

Il recommande notamment de privilégier l’expression « notre population » plutôt que « notre tribu ».

Sur le plan judiciaire, la Société civile plaide pour l’application de la justice sans distinction d’appartenance communautaire, y compris lorsqu’il s’agit de sanctionner un membre de sa propre communauté.

Des initiatives économiques communes

Pour renforcer les liens entre les communautés, le Bureau de Coordination propose enfin la création de coopératives regroupant différentes communautés dans l’agriculture, l’élevage et le petit commerce.

Pour Samy Jean Takimbula, ces initiatives économiques peuvent contribuer à rapprocher les populations autour d’intérêts communs.

« La faim n’a pas de tribu », insiste-t-il.

Le président du Bureau de Coordination Provinciale de la Société Civile du Sud-Kivu estime que le vivre-ensemble doit dépasser le cadre des discours et se traduire par des actions concrètes dans les communautés.

« Le vivre-ensemble n’est pas un slogan. C’est une nécessité pour survivre », conclut Samy Jean Takimbula.

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