Au moins 29 cas de violations de la déontologie journalistique ont été documentés au Sud-Kivu par la Centrale de monitoring des médias. Ces cas ont été présentés aux professionnels de l’information lors d’un exposé-débat organisé ce mercredi 28 janvier 2026 à Bukavu.Selon les données rendues publiques, plusieurs dossiers concernent des publications jugées non vérifiées, partisanes ou porteuses de discours de haine, susceptibles de porter atteinte à la cohésion sociale.
D’autres cas relèvent de l’usurpation de la qualité de journaliste ou de conflits d’identité dans l’exercice du métier.Pour Darius Kitoka, président de l’UNPC/Sud-Kivu, l’ampleur des dérives observées impose une vigilance accrue, notamment face à la montée en puissance des contenus numériques et des médias opérant dans les territoires.

Il a également insisté sur la sécurité du journaliste, qu’il considère comme un impératif non négociable dans l’exercice du métier.Présent à cette rencontre, le maire de la ville de Bukavu, Ladislas Muganza wa Kandwa, a pour sa part rappelé aux journalistes le poids de leur responsabilité sociale, particulièrement dans un contexte marqué par l’insécurité. Il les appelle à privilégier l’exactitude et le professionnalisme.Les échanges, jugés francs et parfois vifs, ont débouché sur la signature d’un mémorandum d’engagement par les journalistes présents.
Ceux-ci se sont engagés à respecter le code d’éthique et de déontologie, à garantir le droit de réponse, à préserver la vie privée, à promouvoir la vérité et l’honnêteté, et à lutter activement contre les discours de haine.
GASPARD LWENDO










