Un dialogue inclusif entre Congolais reste, selon Oswald Rubasha, la seule option crédible pour parvenir à une paix durable en République démocratique du Congo. Cet acteur de la société civile, ancien président du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, l’a affirmé lors d’une intervention consacrée à la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Oswald Rubasha estime que les différents accords et protocoles signés ces dernières années n’ont pas produit d’effets concrets sur le terrain. Il cite notamment l’accord de principe de Doha conclu entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, ainsi que les accords à caractère économique signés avec le Rwanda dans le but de favoriser la paix et la stabilité dans la sous-région des Grands Lacs.
« Nous avons signé plusieurs accords pour la paix, mais sur le terrain, les résultats ne sont pas visibles. Cela démontre la nécessité d’un dialogue inclusif où tous les acteurs congolais se mettront autour de la table pour identifier ensemble des solutions durables », a déclaré Oswald Rubasha.
Pour cet ancien responsable de la société civile, l’exclusion de certaines parties prenantes dans les processus de paix affaiblit leur efficacité et contribue à la persistance de l’insécurité, en particulier dans l’Est de la RDC.
À cette occasion, Oswald Rubasha a salué les initiatives portées par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), visant à promouvoir le dialogue et la cohésion nationale. Il a également encouragé l’implication du président angolais, João Lourenço, dans les efforts de médiation régionale pour le retour de la paix.
Selon lui, le front diplomatique et politique mené depuis Kinshasa apparaît insuffisant face aux défis sécuritaires actuels, d’où la nécessité de renforcer les initiatives internes de dialogue entre Congolais.
Oswald Rubasha conclut en appelant les autorités congolaises à privilégier une approche inclusive, estimant que la paix ne pourra être durable qu’à travers un consensus national fondé sur le dialogue.
GASPARD LWENDO








