La MONUSCO se prépare à une reprise progressive de ses activités dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon une source onusienne citée par ACTUALITE.CD, cette reprise débuterait par des vols de reconnaissance aérienne, strictement conditionnés à l’obtention de garanties sécuritaires.
Le schéma envisagé prévoit ensuite un déploiement limité au sol, avant une éventuelle montée en puissance progressive. La sécurisation de Uvira, au Sud-Kivu, figure parmi les priorités de cette phase initiale. Aucun chiffre n’a été avancé concernant les effectifs susceptibles d’être engagés.
L’objectif affiché est de soutenir le cessez-le-feu à travers des missions de vérification et d’observation. L’ONU rappelle toutefois que la réussite du processus dépend aussi de l’implication des garants des accords, notamment les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine, en amont d’un mandat plein attendu en mars.
Nord-Kivu : le lourd tribut des civils face aux violences des ADF
Sur le terrain, la situation sécuritaire demeure critique. À Lubero, dans le Nord-Kivu, le bilan de l’attaque attribuée aux Forces démocratiques alliées s’est alourdi à 21 civils tués, après la découverte de six nouveaux corps.
Cette attaque, survenue dans la nuit du 6 au 7 février à Mambimbi-Isigo, a été accompagnée d’incendies d’habitations et de destructions de biens. Des déplacements massifs de populations ont été observés vers des localités jugées plus sûres, tandis que l’accès au village est resté longtemps impossible, retardant l’inhumation des victimes.
Selon la société civile du Nord-Kivu, au moins 63 civils ont été tués depuis le début de l’année dans les territoires de Beni et de Lubero, ce dernier restant le plus touché. Les attaques ont également provoqué d’importants dégâts matériels et une dégradation continue de la situation humanitaire.
Diplomatie du cessez-le-feu et discours martial de l’AFC/M23
Alors que les initiatives diplomatiques se multiplient en faveur d’un cessez-le-feu, la rébellion de l’AFC/M23 a annoncé un renforcement de ses capacités militaires. Le mouvement affirme avoir intégré 7.532 nouveaux combattants à l’issue d’un cycle de formation, un chiffre qui n’a pas pu être vérifié de source indépendante.
Cette annonce intervient pourtant dans un contexte de discussions régionales et internationales, notamment à Luanda et à Doha, où les parties ont réaffirmé leur engagement en faveur du cessez-le-feu et de l’accord-cadre pour la paix. Le contraste entre le discours diplomatique et la rhétorique militaire du mouvement armé illustre la fragilité du processus en cours.
ACTUALITES.CD, via OeilTaifa Africa










