Home / Société / RDC : LA MONDIALISATION EST UN PARADIGME DE RECHERCHE POUR LE PROGRES DE NOTRE NATION.«  FAUDRA-T-IL L’ASSUMER OU LA REFUSER » ?» (LIRE POURCOMPRENDRE) Abbé Jean-Claude TSHOMA

RDC : LA MONDIALISATION EST UN PARADIGME DE RECHERCHE POUR LE PROGRES DE NOTRE NATION.«  FAUDRA-T-IL L’ASSUMER OU LA REFUSER » ?» (LIRE POURCOMPRENDRE) Abbé Jean-Claude TSHOMA

. L’économiste et chercheur Franco-Egyptien, Samir Amin dans l’introduction de son livre intitulé «  les défis de la mondialisation » l’auteur affirme que «  la mondialisation est une dimension permanente du développement des sociétés.

Cependant, alors que dans ces formes anciennes elle permettait d’accélérer et de renforcer les chances de rattrapage des retards socio-économiques …(1) Cfr S.AMIR.AMIN, les défis de la mondialisation, paris, l’harmattan, 1996,P3 Certes, chaque peuple travaille et organise la société dans un champ qu’il a choisi en fonction de l’idée qu’il se fait en priori du monde et de lui -même. Ce qui aurait conduit Jean-Paul Sartre par exemple dans sa conférence de dire que  « l’existentialisme est un humanisme » (2)cfr. Jean Paul Sartre, l’existentialisme est un humanisme, paris, gallimard, 1996/ titre de son livre, cette pensée « faudra-t-il l’assumer ou la refuser » ?L’on est donc en droit d’affirmer que, l’on ne peut pas prétendre se plonger dans l’idéologie ou l’attitude de la mondialisation sans tenir compte de l’existant humain, à vrai dire l’attitude existentialiste remonte au livre de Genèse, elle consiste à rappeler le sens de l’existence qui comporte des aspects, comme dignité de la personne, elle nous ramène également à retrouver le principe du respect et de la valorisation de l’homme.

Comme le formule si bien le professeur J.Russ « Sartre, dans toute son œuvre, est philosophe de la liberté humaine. Récusant la fatalité, il a peint l’homme, dans tous ses écrits, comme un existant maître de ses valeurs et de l’histoire(3) J.Russ, les chemins de la pensée philosophique, Paris, Armand colin, 1988, P487.Soucieux d’une prise de conscience de l’homme, Sartre se range dansl’autre camp, celui de l’humanisme qu’il attache à Marx, cette école à contre-courant de tous les vents dominants de l’individualisme du XXe siècle qui désire vivre seulement pour lui-même et non pour la globalisation, et par conséquent la masse dépérit dans une misère indescriptible, comme un peuple aliéné ,( les pays du Nord riches et ceux du sud trop pauvres )sans rien, et pourtant dans une époque de la mondialisation « faudra-t-il l’assumer ou la refuser » ?Dans ce registre, admettons que le progrès de notre pays n’est pas encore dans les allures de la mondialisation.

Peut-être si l’élite congolaise parvient à décrire et comprendre les tenants et les aboutissants de celle-ci. Or aujourd’hui plus que jamais, la mondialisation est une urgence voire un impératif du moment « faudra-t-il l’assumer ou la refuser » ?*Qu’est-ce que la mondialisation ?*A chaque moment de l’évolution historique, les sociétés humaines se trouvent placées devant un certain nombre d’enjeux qui peuvent être politiques, sociaux, économiques, militaires ou culturels.aujourd’hui le débat autour de la mondialisation sont dominés par l’internationalisation, la maitresse absolue du monde et comme si le devenir des peuples n’était plus déterminé que par l’infrastructure économique, et la superstructure( religion )étant en perte de vitesse (4) Cfr.Pamphile MABIALA, la culture en question : essai l’anthropologie culturelle Ed. Culturelles africaines, Kin, 2008, P.90.Dans la culture anglo saxonne, on utilise le terme « globalisation » globalization en Anglais et globalisierung en Allemand » pour qualifier une situation d’interdépendance caractérisée par la vélocité et la densité des réseaux impliquant des populations de plusieurs continents.

Ainsi, le concept globalisation est utilisé pour qualifier un processus qui fait passer le monde de la société industrielle à la société du savoir ou les nouvelles technologies de l’information favorisent l’interconnexion mondiale , grâce à l’action d’entreprises multinationales …(5) Cfr.Ibidem ( sociétés multinationales parlent en terme du » super Marché mondial  » guidés par une religionpolitique).Avouons-le, en ces jours le monde est dans l’ère du capitalisme numérique où le savoir enregistre une croissance exponentielle donnant, ainsi l’impression qu’il pourrait être une réalité pour tous, curieusement, il existe un bon nombre de peuples qui se retrouvent en retard, ne sachant pas de quoi s’agit-il ?Alors dans ce cas « ( c’est le jeu de qui perd et qui gagne ?) faudra-t-il l’assumer ou la refuser ? ».

Dans la culture française , on préfère plutôt le terme mondialisation comme le fait remarquer Alain Minc « mondialisation, globalisation, internationalisation ne sont que de code de cette loi de la gravitation économique, le marché-roi, celui-ci s’assimile par ordre d’importance décroissante, à la toute-puissance des marchés financiers internationaux, à la libre circulation des technologies et au libre échange des produits.

Dans ce cas « l’égoïsme devient une vertu».Ainsi, dans cette logique, le gouvernement n’intervient aucunement dans ce processus, et à n’aucune manière s’immiscer dans le monde des affaires. Au nom de la mondialisation « laissez- faire »( ruse ou intelligentsia ?« faudra-t-il l’assumer ou la refuser » ?Et comme nous avertit encore Minc que la mondialisation est un nouvel ordre qui ne sera ni sable, ni apaisé, ni définitif, car divers aléas stratégiques, sociaux, culturels…(6) Cfr Alain, la mondialisation heureuse, paris, plon, 1997, P.12. Il nous convainc que nous sommes partis d’un monde sans risque pour entrer dans un autre monde, créant une tension partout entre la tendance à l’uniformité de mode de vie ( ex : même manière d’usage d’internet, de téléphone, d’ordinateur, de Tik Tok en Afrique comme en Europe…). Et cela avec beaucoup de risques.(7) ( Cfr. Abbé Jean-Claude TSHOMA, Sartre et l’Afrique, pour un existentialisme d’autodétermination de l’homme, Unkin, Fac lettre et sciences humaines, Philo, 2015, inédit).Risque Culturel de la Mondialisation (8) Cfr.P.Mabiala Op cit1.Risque de despotisme délicieux 2.Risque de conflit identitaire 3.Risque de dérive moraleAvec la globalisation et/ou mondialisation, le monde a dû apprendre deux concepts pour suivre l’une de phases de l’évolution historique la plus étonnante de notre temps.

Il suffit de se rendre à plusieurs reprises dans les pays dits développés( connaissez vous monitor? Enfants in vitro? Opération sur lazer? Des banques sur des murs?…pour constater que les interlocuteurs et animateurs des firmes de la mondialisation sont toujours les mêmes, d’où la difficulté en ces jours de trouver un intellectuel qui soit capable à la fois de tenir les discours de la mondialisation et de la critiquer de l’intérieur. Le monde a besoin de la paix et non de conflit pour son progrès. Voilà les hommes avertis sont (à la fois sujetd et juges ; n’est-ce pas là un paradoxe ? Mondialisation :« Faudra-t-il l’assumer ou la refuser » ?Le risque de despotisme délicieuxA en croire Joseph Nye, on peut distinguer «  puissance dure » qui est la puissance de commander reposant sur la force militaire et « la puissance douce » qui est la capacité pour l’Etat de faire en sorte que d’autres pays veuillent ce qui veut par la culture et d’idéologie. La culture occidentale prouve en suffisance son arrogance, qu’elle a la puissance idéologique et culturelle de dominer les autres cultures. (Cfr c’est de là où l’on trouve l’origine de la colonisation, exploitation, néocolonialisme, commerce triangulaire…).En plus, l’instrument ou le moyen qui véhicule cette idéologie de despotisme comme internet, a mis sur pied une industrie de la persuasion entrainant la complicité passive des dominés, en cherchant non seulement à contrôlé les industries culturelles des autres peuples, mais surtout en faisant «  ficage » de la vie privée des citoyens via la surveillance ( la police) de leurs activités sur la toile, mais aussi la domination de l’intelligentsia par des techniques d’oppression affables. « faudra-t-il l’assumer ou la refuser » ? Le risque de conflit identitaire L’humanité comprend une pluralité des aires culturelles qui se réclament de l’occidentalisation, d’Islamilisation, et d’Orientalisation, toutes les cultures n’ont pas la même vision du monde. C’est là qu’il faut dénoncer les méfaits de l’impérialisation des valeurs des uns qui peut avoir pour conséquence le manque de respect des cultures des autres , comme le pense si bien le prof Ferdinand KONDANI de l’Unikin «  chaque peuple à sa manière propre de célébrer sa culture»  ; par exemple. Les uns mettant en avant la primauté de l’individu là où les autres privilégient la primauté de la société« faudra-t-il l’assumer ou la refuser »? C. Le risque de dérive moraleDans ce volet c’est vraiment un désastre, c’est la porte d’entrée où il se passe les jeux et les enjeux néfastes de la permissivité.En effet le danger du despotisme délicieux de la mondialisation est que celle-ci met à la disposition des masses DES SUCRERIES VEHICULANT des antivaleurs dont -il est difficiles de protéger la jeunesse et les esprits faibles, (c’est le cas des films enfant non admis, des images des violences et impudiques …).De plus le régîmes de la propriété intellectuelle n’est plus protégé par la société de l’information, en ces jours on assiste à un manque d’honnêteté scientifique qui se caractérise par le plagiat.c’est-à dire la tricherie notoire des idées d’un auteur sans le citer méthodiquement.CONCLUSION « L’avez-vous remarqué ? C’est le même geste de l’occident qui maitrise la chose et nous colonise à la fois. Si nous nous réveillons pas l’occident à la différence qui nous sépare de la chose, nous ne vaudrons pas plus qu’elle et ne la maitriserons jamais » et notre échec sera la fin du dernier humain (9). Raymond Mutunza Kabe, la mise en question de la conférence internationale sur les pays G.L in Revue Congolaise de philosophie n° 1( Janv-Juin 2009), Unikin, Kinshasa 2009 P.60 En définitive, disons que pour construire notre société, il nous faut avoir une vision propre du monde, dit-on « la RDC un pays scandale géologique », avec plus de compétences et ressources, commençons par les identifier avant de les reconstituer. Aiguisons l’amour de notre patrimoine national,Certes, à propos,faisons une analyse de notre société par rapport au quotidien de notre peuple,Ayons pitié des nos frères et sœurs qui sont devenus la cible de vautours, alors, dans ce cas, une vision du monde est nécessaire pour sa matérialisation et pour l’émergence dela RDC.

Animer des sens patriotique, évitons de nous enfoncer trop bas !et posons-nous la question pertinente « que demandent les peuples?» Est-ce la musique ? Les acclamations ? Les honneurs ? Curieusement, plusieurs d’entre nous s’arrêtent là.La rationalité contemporaine avec les allures dela mondialisation, nous devons retenir que tout les peuples du monde sont mis à l’épreuve du mieux vivre ensemble,en cultivant, l’aspect dit »cosmopolite »vu que le monde est devient toujours plus petits grâce à la coopération internationale, régionale, et au progrès technologique, les voyages et par les échanges mutuels des valeurs culturelles.Les nations ce sont rapprochées, c’est pourquoi les aspirations chrétiennes d’amour et de partage sont appelées apprendre de dimension planétaires,  » il n’y a ni Juifs, ni grec,ni homme libre ni esclave,…les chrétiens sont appelées à témoigner devant un monde à la recherche d’idéaux, d’honneurs, de richesse, et de sécurité qu’ils sont affranchis de certaines bassesses.

A vrai dire, aujourd’hui,la survie de congolais est en jeu ( pas de routes, pas de chemins de fers, pas d’aéroport, tout est difficile et pourtant dans ce pays il y a tout, Qu’est ce qui manque au congo?un pays béni, en faune et flore , en sol et sous sol, avec un fleuve magesteux,des lacs, des rivières, chutes,…A qui la faute ? Terminons en disant que la comparaison n’est pas raison,mais quelque fois la comparaison éclaire la raison  » dit on. Imitons le feu président de la Tanzanie, d’heureuse mémoire, en vrai compatriote, dans peu de temps,il a sû, mettre des chemins de fer, des routes modernes, des aéroports, des ports internationaaux,et nous pour arranger nos routes,il faut des drapeaux de partis politiques comme si la route revient seulement aux partisans, ( xy, gkp, bpf…) dommage pour une intelligentsia à cette taille, lisons également le mythe grec de Prométhée pour en savoir plus .Et répondons à la question posée ,la mondialisation« faudra-t-il l’assumer ou la refuser » ?

Les analystes de notre temps prouvent que les enfants Congolais sont des héritiers sans héritage,, à cause des générations qui sont passées !Vrai ou faux ? Ce qu’ils ont en propre, c’est seulement les mauvaises routes, manque des trains, jamais vus les aéroports, manque de paix,..Mawa trop, soucieux de l’avenir prometteur de ce pays,disons non aux commérages de mauvais goût car ,la plaie de misère congolaise est déjà trop profonde,arrêtons à humilier tout un grand peuple par des scénarios de tout genre, trop c’est trop,le peuple est fatigué.Nous avons été créé pour l’excellence et non pour des flatteries.Ainsi le debout congolais trouvera son ipseité. Le théâtre faites cela sur la scène ,au podium, et non sur la vie des nos compatriotes,soyons sérieux et performatifs.

Abbé Jean-Claude TSHOMA Bin MUZALIWA. Assistant à l’ISP/ baraka et ISTM/Baraka

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