Avocat au barreau de Matadi et porte-parole d’Ensemble pour la République, Hervé Diakiese Kyungu, en exil en France depuis 2024, a annoncé son retrait temporaire du parti politique cher à l’opposant Moïse Katumbi Tchapwe afin de se consacrer à des procédures judiciaires « d’une extrême sensibilité ».
Dans sa correspondance adressée à Moïse Katumbi, Hervé Diakiese souligne que son image d’acteur politique risque de nuire à son travail d’avocat et, par ricochet, d’exposer ses clients à ce qu’il qualifie d’« exploitation politicienne de leurs dossiers ».
« Pour préserver l’intégrité de ces procédures, qui seront de plus en plus publiques, je ne souhaite pas que mes engagements politiques puissent être utilisés contre elles », écrit-il, tout en remerciant Moïse Katumbi pour la confiance placée en lui depuis la campagne électorale jusqu’à son départ en exil.
Cette décision n’a pas laissé ses camarades de parti indifférents. Le retrait temporaire de celui qui était l’une des voix du parti semble avoir pris de court plusieurs cadres d’Ensemble pour la République.
Olivier Kamitatu, haut cadre du parti, qui a annoncé la décision d’Hervé Diakiese, estime, dans une publication sur X, qu’Ensemble pour la République « perd bien plus qu’une voix ».
De son côté, la députée nationale Dominique Munongo regrette le départ temporaire de celui qu’elle considère comme l’une des têtes pensantes du parti, particulièrement « dans des moments comme ceux-ci ».
« Mais, que peut-on y faire ? Je retiens une seule chose : “Il faut qu’une porte se ferme pour qu’une autre s’ouvre”. Courage, Maître Hervé Diakiese ! », a-t-elle déclaré sur X.










