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RDC : François Rubota appelle Moïse Nyarugabo et Joseph Kabila à retirer leur implication dans le conflit armé dans l’Est

François Rubota interpelle Moïse Nyarugabo, Azarias Ruberwa et F. Kaniki sur leur implication présumée dans le conflit armé. Depuis Uvira, il dénonce les discours qui, selon lui, alimentent les tensions entre les Banyamulenge et les autres communautés du Sud-Kivu. Il appelle également Joseph Kabila à ne pas soutenir des actions qui, affirme-t-il, endeuillent la RDC depuis plusieurs décennies.

François Rubota hausse le ton face aux personnalités qu’il accuse de contribuer à la déstabilisation de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration consacrée à la situation sécuritaire dans l’est du pays, il interpelle particulièrement Moïse Nyarugabo, Azarias Ruberwa et F. Kaniki, qu’il invite à expliquer leur position face au conflit armé.

S’adressant à Moïse Nyarugabo, ancien député national, ancien sénateur et ancien ministre de l’Économie, François Rubota rappelle lui avoir déjà adressé un message, il y a quelques mois, avec Azarias Ruberwa. Il leur demandait alors de cesser de faire de Minembwe un champ de bataille et de ne pas transformer la communauté banyamulenge en une force armée opposée à la République démocratique du Congo.

« Soumission, exil ou cimetière » : trois questions à Moïse Nyarugabo

François Rubota revient sur des propos attribués à Moïse Nyarugabo, qui aurait demandé au peuple congolais de choisir entre trois options : la soumission, l’exil ou le cimetière.

Face à ces déclarations, il pose trois questions : « Soumission à qui ? Exil forcé par qui ? Cimetière, peuple congolais tué par qui ? »

Pour François Rubota, ces interrogations méritent des réponses claires. Il dit également ne pas comprendre la position de Moïse Nyarugabo, avant d’ajouter que les événements actuels lui permettent peut-être de mieux saisir ses intentions.

À Uvira, il conteste les discours sur les tensions communautaires

Revenant sur son séjour à Uvira, François Rubota affirme ne pas avoir constaté de discrimination contre les Banyamulenge dans les faits qu’il a personnellement observés. Il estime que certains discours contribuent plutôt à opposer cette communauté aux autres groupes de la région.

Il met notamment en cause des messages qu’il attribue au Rwanda et qui seraient relayés par certains acteurs congolais. Selon lui, ces discours aggravent les divisions communautaires dans les territoires d’Uvira et de Fizi.

Ces déclarations traduisent sa lecture de la situation locale et ne suffisent toutefois pas, à elles seules, à établir l’absence de discriminations dans l’ensemble de la région.

Joseph Kabila également interpellé

François Rubota adresse aussi un message à l’ancien président Joseph Kabila, dont il conteste toute implication dans le conflit armé qui secoue l’est de la RDC.

Il rappelle avoir participé activement aux campagnes électorales de Joseph Kabila en 2006 et en 2011. Selon lui, les résultats proclamés par les instances électorales de l’époque témoignent du soutien dont l’ancien chef de l’État avait bénéficié.

Il estime que le parcours de Joseph Kabila, depuis son accession au pouvoir en 2001, devrait l’amener à mesurer les responsabilités liées à son passé politique. François Rubota s’interroge également sur les avantages financiers et économiques dont l’ancien président et son entourage auraient bénéficié durant cette période.

« MWANADAMU MUNGU AKUPE NINI ILI U RUZIKE ? », lance-t-il, dans une formule en swahili exprimant son indignation face à ce qu’il considère comme une ingratitude envers le pays.

Un appel à mettre fin aux violences dans l’Est

François Rubota exhorte toutes les personnes impliquées dans le conflit armé à se retirer de cette entreprise qu’il qualifie d’étrangère.

Il évoque les conséquences humaines, sociales et économiques des conflits qui affectent la RDC depuis 1996. Il cite notamment les pertes en vies humaines, les déplacements de populations, les destructions et occupations de biens, l’appauvrissement des ménages, les traumatismes psychologiques, les violences sexuelles et le nombre d’orphelins.

Sans avancer de bilan chiffré, il souligne la difficulté de mesurer l’ampleur des souffrances accumulées au fil des années. Il interpelle les responsables politiques concernés sur leur responsabilité morale face à ces conséquences.

François Rubota s’interroge enfin sur les conséquences qu’aurait un éventuel retour de Joseph Kabila au pouvoir dans les circonstances actuelles. Il évoque notamment les risques de dictature et de concentration du pouvoir.

Un appel à l’unité autour de Félix Tshisekedi

Pour mettre fin à cette crise, François Rubota appelle les Congolais à se rassembler autour du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’il présente comme le garant de la nation.

Il plaide pour une mobilisation nationale en faveur de la souveraineté, de la dignité et de l’honneur du peuple congolais. À ses yeux, la RDC doit sortir de ce cycle de violences et mettre un terme aux humiliations subies par sa population.

Rédaction

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