Ce 30 avril marque la journée nationale de l’enseignement en République Démocratique du Congo. Au Sud-Kivu, les enseignants se sont retrouvés au stade de Kadutu. Cependant, Jacques Cirimwami, Secrétaire Provincial du SYNECATH au Sud-Kivu, regrette de qualifier cette journée de « fête », au moment où de nombreux enseignants, notamment ceux de Fizi et de Mwenga, n’ont pas encore touché leur salaire du mois de mars.
Notre source fustige avec émotion le système de « délestage » (paiement par tranches), qui réduit la qualité de l’enseignement. Selon lui, les élèves ne sont plus productifs dans la société comme à l’époque.
« Monsieur le journaliste, auparavant, l’élève qui finissait la sixième année était utile dans la société et en famille, car il était déjà engagé quelque part. Mais aujourd’hui, tellement que l’enseignement est au rabais, un élève de sixième n’est même pas en mesure de s’exprimer en français. C’est vraiment regrettable et je compatis toujours avec mes collègues à travers la province du Sud-Kivu », a déclaré Jacques Cirimwami.
GASPARD LWENDO










