La République Démocratique du Congo traverse une période extrêmement douloureuse, marquée par la détérioration grave de la situation sécuritaire dans sa partie orientale.
Ces derniers jours, les villes de Goma, Bukavu et Uvira sont tombées entre les mains de l’AFC/M23, un mouvement armé soutenu par le Rwanda de Paul Kagame.
Selon les rapports des Organisations internationales, cette situation a provoqué un déplacement massif des populations civiles, contraintes de fuir leurs foyers dans la peur, la misère et l’incertitude, certains parmi les déplacés vivent dans des mauvaises conditions au Burundi et en Tanzanie.
Face à cette tragédie et aux calvaires dont les populations sont victimes, Mubembe Wasomiré , analyste politique et Congolais de la diaspora vivant au Canada, pense qu’il est nécessaire de se demander sur le devoir de l’État et question de cohérence nationale.
De la « Responsabilité du Gouvernement Congolais » et « appel à la communauté internationale »
Pour Mubembe Wasomiré , face à la crise humanitaire, il est impératif que le Gouvernement Congolais assume pleinement sa responsabilité régalienne, à savoir la protection de la population et de l’intégrité territoriale.
» L’État doit urgemment mettre en place des mécanismes d’assistance pour les déplacés internes : nourriture, abris, soins de santé, sécurité et dignité humaine, nous lançons un appel pressant à la communauté internationale, aux organisations humanitaires et particulièrement au HCR (UNHCR), afin qu’une aide humanitaire conséquente et immédiate soit apportée aux populations déplacées. Le silence et l’inaction face à cette crise seraient une forme de complicité morale » a lâché Wasomiré.
Évoquant la question sur la chute de la ville d’Uvira aux mains du M23 , ce natif du Sud-Kivu fait appel à une question de cohérence nationale et morale.
Selon Wasomiré, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a affirmé à plusieurs reprises que les Banyamulenge sont des Congolais, cette déclaration engage la conscience nationale et appelle à une cohérence dans les actes.
Or, le jour où la ville d’Uvira est tombée entre les mains de l’AFC/M23 , des scènes choquantes ont été observées : dans plusieurs pays du monde, certains Banyamulenge ont célébré, dansé et chanté, y compris dans certaines églises, en scandant :
« Uvira est tombée, Uvira est tombée ».
Cet analyste s’interroge pourquoi se réjouir de la chute d’une ville congolaise et de la souffrance de ses habitants, si l’on se revendique Congolais ?
» Être Congolais ne se limite pas à une déclaration d’identité. C’est un comportement, une solidarité, un engagement pour la paix et l’unité nationale. On ne peut pas, d’un côté, revendiquer la nationalité congolaise, et de l’autre, travailler pour les intérêts d’un pays agresseur ou célébrer la déstabilisation du Congo, on ne peut pas vivre au Congo et servir Kagame. On ne peut pas se dire Congolais et applaudir la mort, l’exil et la souffrance des Congolais » a-t-il conclu.
Notable de Fizi de son état Mubembe Wasomiré adresse ses condoléances aux victimes de guerre d’agression imposée par les pays étrangers voisins de la RDC.
Par Henoch Aluta David.










