Après le point de presse animé par Félix Tshisekedi à Kinshasa sur plusieurs questions liées à l’actualité nationale, les réactions continuent de se multiplier au sein de la classe politique congolaise.
Parmi elles, celle de l’ancien député national et deuxième élu de Bukavu, Didier Okito Lutundula, qui dit avoir retenu trois points essentiels de l’intervention du chef de l’État.
Dans une déclaration relayée à la presse, ce cadre de l’Union pour la Nation Congolaise a salué les propos du président Tshisekedi affirmant qu’il quittera le pouvoir « par la grande porte » à la fin de son mandat et qu’il pourrait devenir conseiller de son successeur.
Selon Didier Okito Lutundula, cette déclaration traduit une volonté d’encourager une alternance démocratique apaisée en RDC.
« Cela montre son attachement au peuple congolais et son souci d’une alternance civilisée », a-t-il estimé, ajoutant qu’il souhaiterait voir Félix Tshisekedi devenir sénateur à vie après son mandat.
L’ancien député a cependant critiqué certains propos du chef de l’État concernant le fonctionnement de l’armée congolaise. Il juge regrettable que le président ait reconnu ne pas maîtriser certains dysfonctionnements au sein des forces armées.
Pour Didier Okito Lutundula, le président de la République doit disposer d’informations précises sur la situation sécuritaire du pays. Il estime également que les services de renseignements et de sécurité devraient mieux remplir leur mission.
Abordant la question de la paix dans l’Est du pays, ce proche de Vital Kamerhe a affirmé que la priorité des Congolais reste le retour de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national avant les prochaines échéances électorales.
Il a appelé le pouvoir en place à pacifier les zones encore touchées par l’insécurité afin de permettre l’organisation des élections dans les délais prévus par le calendrier électoral.
Didier Okito Lutundula s’est également montré réservé face à toute initiative visant à modifier ou changer la Constitution, estimant qu’une telle démarche pourrait constituer un recul démocratique
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