En Ouganda, la campagne présidentielle du 12 janvier 2026 s’ouvre, ce lundi 29 septembre. Le président sortant, Yoweri Museveni, 81 ans, brigue un septième mandat, après quasiment quarante ans au pouvoir. Son principal rival, le chanteur devenu opposant, Bobi Wine, incarne l’espoir d’une jeunesse majoritaire, mais désabusée. C’est la même affiche qu’en 2021, mais le climat politique s’est durci.
Yoweri Museveni met en avant son bilan. Après quasiment quarante ans au pouvoir, le président promet de continuer à « protéger la paix et la prospérité de l’Ouganda ».
En face, son rival Bobi Wine mise sur la création d’emplois, une meilleure Éducation et la lutte contre la corruption, un discours qui trouve écho auprès d’une jeunesse frustrée.
Mais les conditions dans lesquelles se déroule cette campagne restent inéquitables, selon l’opposition. La Commission électorale, entièrement nommée par le président, reste aux mains du pouvoir et, depuis la dernière élection, plus de 300 militants du parti de Bobi Wine ont été arrêtés, certains traduits devant des tribunaux militaires.
Et puis, il y a Muhoozi Kainerugaba, le fils du président et chef des Forces armées. Sur les réseaux sociaux, il multiplie les déclarations provocatrices : menaces à peine voilées contre les opposants, attaques directes contre Bobi Wine et contre l’ancien candidat Kizza Besigye, toujours en prison.










