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Lutte contre les discours de haine : la société civile du Sud-Kivu interpelle acteurs sociaux et médias

Le Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu a réaffirmé son engagement contre la propagation des discours de haine, appelant à la responsabilité des acteurs sociaux et des médias.Cette déclaration a été faite le 8 janvier 2025 par le président faisant fonction de la structure, Samy-Jean Takimbula, à Bukavu.

La société civile observe une multiplication de messages de haine, de division, de discrimination et de conflit diffusés sur les réseaux sociaux par certaines personnes se réclamant de la société civile ou de structures sociales. Selon le Bureau de coordination, ces contenus ne répondent pas à l’intérêt général et contribuent à fragiliser la cohésion sociale dans la province.

La structure déplore également la diffusion d’informations fausses ou non vérifiées. Ce phénomène, qualifié de délibéré, porte atteinte à la réputation des personnes visées et installe un climat hostile au sein de la communauté, dans un contexte marqué par l’insécurité et les tensions sociales.

Pour Samy-Jean Takimbula, la propagation des rumeurs et des discours de haine est incompatible avec la mission de la société civile, dont le rôle est de défendre les droits humains, de promouvoir la justice et de soutenir un développement harmonieux. Il rappelle que la société civile ne saurait être assimilée à des expressions individuelles, mais doit incarner la responsabilité, l’éthique et la défense des valeurs humaines.

La déclaration attire également l’attention sur la responsabilité des médias et de certains journalistes du Sud-Kivu. La société civile souligne que les professionnels de l’information ont un rôle central dans le traitement et la diffusion des contenus. Elle les appelle à faire preuve de retenue et d’éthique, leurs paroles pouvant soit contribuer à l’apaisement, soit accentuer les divisions au sein d’une société déjà fragile.

Le Bureau de coordination insiste sur le fait que la promotion de la paix, du vivre-ensemble et du respect mutuel doit rester au cœur de toute action citoyenne. Il réitère son soutien aux initiatives de dialogue communautaire, aux processus de paix et à la résolution pacifique des conflits à Bukavu et dans l’ensemble du Sud-Kivu.

Notonsque la société civile encourage les plateformes de discussion, les forums de paix et les cadres de concertation portés par des institutions reconnues, ainsi que par les leaders communautaires, à poursuivre leurs efforts afin que les différends soient réglés par un dialogue sincère plutôt que par des confrontations verbales sur les réseaux sociaux.

Pour le président faisant fonction Samy-Jean Takimbula, la paix durable ne se décrète pas. Elle se construit dans la vérité, la solidarité, l’éthique et l’écoute mutuelle, en rejetant toute forme de discours de haine.

GASPARD LWENDO

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