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Les activités paralysées après le meurtre d’un jeune homme à Lugushwa, au Sud-Kivu

Les activités socio-économiques sont paralysées depuis ce mercredi 21 octobre au matin à Lugushwa, dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, après le meurtre d’un jeune homme, connu sous le nom de Safa, dans la nuit de mardi à mercredi.

Selon la société civile locale, qui rapporte les faits, la victime aurait été atteinte de deux balles tirées par une combattante wazalendo alors qu’elle rentrait d’une séance de projection d’un match de la Ligue des champions. Les circonstances exactes du drame restent à établir.

Les combattants wazalendo sont des partenaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Au lendemain de ce meurtre, les écoles, les commerces, les boutiques et les transports sont à l’arrêt à Lugushwa.

Des habitants en colère sont descendus dans les rues pour dénoncer l’insécurité qu’ils attribuent aux combattants armés déployés dans la zone, d’après des témoignages concordsantes.

La situation reste tendue. Des jeunes manifestants se montrent hostiles aux services de sécurité, tandis que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) tentent de contenir la foule, selon des sources locales. Des tirs de sommation ont été entendus à Lugushwa et à Mapale.

Un notable local craint une aggravation des tensions si la situation n’est pas rapidement maîtrisée. La fermeture des marchés complique également l’approvisionnement de plusieurs ménages, qui redoutent d’éventuelles représailles.

La victime n’a pas survécu à ses blessures

D’après les informations de la société locale, Safa a été atteint de deux balles tirées par une combattante wazalendo. Alertés par ses cris, des voisins l’ont transporté d’urgence à l’hôpital de Mapale. Il a succombé à ses blessures malgré sa prise en charge médicale.

Ce meurtre ravive les inquiétudes liées à la sécurité des jeunes dans cette partie du Sud-Kivu. Le mois dernier, trois jeunes avaient été tués à Kaniola par des éléments du M23 alors qu’ils sortaient d’un bistrot après avoir suivi un match de la Ligue des champions, selon les informations rapportées localement.

Ces incidents alimentent les préoccupations des habitants face aux violences impliquant des hommes armés dans la province, deplorent les acteurs de la société civile. 

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