Nous célébrons aujourd’hui celles qui, par leur labeur acharné, portent sur leurs épaules le destin de toute une nation.
Je pense à ces femmes, trop souvent abandonnées à leur triste sort, qui défient l’aurore et bravent les intempéries pour féconder la terre ou entreprendre avec des moyens dérisoires. Leur courage éclate au quotidien dans nos marchés de fortune, où elles vendent à même le sol pour arracher une maigre pitance et assurer la survie du foyer.Cependant, ce 8 mars ne saurait être une simple fête alors que le cœur de la mère congolaise saigne.
Comment ne pas évoquer le cri étouffé de nos sœurs de l’Est ? Nombre d’entre elles, déplacées par la guerre, vivent l’indicible dans des camps d’infortune, portant dans leur chair les stigmates de conflits dont le corps de la femme est devenu, malgré elle, un champ de bataille.
Entre précarité économique et affres des hostilités, les femmes congolaises demeurent le dernier rempart contre l’effondrement de notre société. Malgré l’ombre des larmes et du mépris, leur sacrifice appelle à un réveil collectif.
Plus qu’une célébration, cette journée doit marquer le point de départ d’un engagement sacré pour leur sécurité, leur dignité et leur autonomie effective.
GASPARD LWENDO








