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La suspension de certaines universités Publics à Goma et Bukavu : le silence des élus est une haute trahison, alerte la société civile

Après avoir pris connaissance de la décision du ministre national de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) de fermer les établissements pour l’année 2026-2027 dans les villes de Goma et Bukavu sous gestion de l’AFC/M23, M. Samy Jean Takimbula exprime ses profonds regrets. Il rappelle que l’éducation en RDC est apolitique et espérait que l’accord de Doha trouverait une issue favorable.

« Après avoir lu cette décision irresponsable du ministre de l’ESU, j’ai mené des recherches. Rien que dans les universités et instituts supérieurs publics frappés par cette mesure, voici le nombre estimatif d’étudiants condamnés à une année blanche », explique-t-il.

À Bukavu (environ 24 930 étudiants) :

  • UOB : ~12 000 étudiants
  • ⁠ISP : ~4 000 étudiants
  • ⁠ISTM : ~3 500 étudiants
  • ⁠ISC : ~2 230 étudiants
  • ⁠ISTA : ~1 500 étudiants
  • ⁠SAM : ~1 200 étudiants
  • ⁠ISDR : ~5000 étudiants

Note : Le total cumulé pour Bukavu est d’environ 24 930 étudiants.

À Goma (environ 19 000 étudiants) :

  • UNIGOM : ~8 000 étudiants
  • ⁠ISP : ~4 500 étudiants
  • ⁠ISTM : ~4 000 étudiants
  • ⁠ISC : ~3 000 étudiants
  • ⁠ISTA : ~1 500 étudiants

Note : Le total cumulé pour Goma est d’environ 19 000 étudiants.

Au total, ce sont près de 44 000 à 52 000 étudiants qui s’apprêtent à vivre une année blanche au vu et au su de nos élus, déplore Mr Takimbula.

Notre source demande aux députés de ces deux villes de s’impliquer d’urgence. Une action parlementaire est nécessaire pour contraindre le ministre à revoir sa décision. Le risque est immense pour cette jeunesse. Parmi ces étudiants, beaucoup viennent de milieux ruraux, ont déjà payé leurs frais d’inscription et loué des logements pour l’année complète.

La Société civile dit également avoir été saisie par des représentants de la composante éducation, regroupant notamment des professeurs d’établissements publics et privés ainsi que des centres de recherche, et la composante Jeune (Collèges des étudiants) Membres du Bureau de coordination de la société où je suis le Président

« La société civile est totalement apolitique et l’éducation ne doit jamais être prise en otage par la politique », insiste notre source. Elle appelle les élus, la communauté internationale et les ONG du secteur éducatif à sauver cette année académique. Les étudiants de Goma et Bukavu sont les victimes d’une décision qui franchit une ligne rouge.

« Nous demandons aux belligérants, notamment l’AFC/M23 et le gouvernement congolais, de penser à l’avenir de la jeunesse », conclut M. Takimbula.

Rédaction

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