La République démocratique du Congo (RDC) figure parmi les pays du monde les plus touchés par la faim aiguë, aux côtés du Soudan, du Soudan du Sud, du Yémen et de la bande de Gaza. Selon les Nations Unies, 266 millions de personnes sont actuellement confrontées à une insécurité alimentaire aiguë à travers le monde.
À l’ouverture, lundi 19 octobre, de la 54e session du Comité des Nations Unies sur la sécurité alimentaire mondiale à Rome, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelle à garantir le droit à l’alimentation pour tous.Le chef de l’ONU a alerté sur la persistance de la faim malgré une production alimentaire mondiale suffisante pour nourrir l’ensemble de la population.
Il a attribué cette situation aux conflits armés, aux effets du changement climatique et à la hausse du coût de la vie, qui rendent l’accès à une alimentation de base de plus en plus difficile pour des millions de personnes.A Rome, des responsables onusiens ont également souligné que les conflits constituent aujourd’hui l’une des principales causes de la faim aiguë.
Les violences, les déplacements massifs de populations, les restrictions imposées à l’aide humanitaire et les attaques contre les travailleurs humanitaires limitent l’accès à l’assistance dans plusieurs zones en crise, une réalité que connaît également la RDC, particulièrement dans ses régions affectées par l’insécurité.Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé les profondes inégalités dans l’accès aux ressources alimentaires.
Selon lui, le monde produit suffisamment de nourriture pour tous, mais des politiques inadaptées, les conflits et les inégalités continuent de priver des millions de personnes de leur droit à l’alimentation.Face à cette situation, les Nations Unies appellent les États à renforcer les mécanismes de prévention des famines, à améliorer la protection sociale et à garantir un accès équitable à la terre, à l’eau et aux semences. L’organisation insiste également sur la nécessité de faciliter l’accès humanitaire aux populations en détresse et de protéger le droit fondamental à l’alimentation.
Pour les responsables réunis à Rome, l’enjeu ne se limite pas à la production agricole. Il s’agit aussi de garantir que chaque personne puisse accéder à une nourriture suffisante, même dans les contextes de conflit et de crise humanitaire.










