À l’occasion de la Journée internationale de la santé mentale, la présidente provinciale de l’association Stop au suicide, Mme Lumière Singay, s’est exprimée autour du thème national : « Quand les voix sont entendues, le changement devient réel : agir pour la santé mentale ». À cette occasion, elle a interpellé les journalistes sur leur rôle crucial de sensibilisateurs afin de prévenir les troubles psychologiques au sein de la population.
Dans notre vie quotidienne, la santé mentale est une réalité qui concerne tout le monde : chacun peut y être confronté, mais chacun peut aussi agir pour prévenir ces difficultés. Pour y parvenir, Mme Singay insiste sur l’importance de la parole. Il ne faut pas hésiter à se confier, non seulement aux professionnels de la santé, mais aussi à ses proches. « Si vous traversez une épreuve, partagez-la avec un ami », conseille-t-elle, tout en invitant l’entourage à écouter sans juger. Cette démarche est d’autant plus urgente que la population traverse actuellement des moments très difficiles, marqués par la guerre, les incendies, les éboulements ou encore l’insécurité.
Évoquant les signes précurseurs d’un mal-être, Lumière Singay invite à la vigilance face au rejet ou à l’isolement d’un proche ou d’un voisin. Dans de telles situations, le bon réflexe est d’approcher la personne ou d’alerter un spécialiste pour lui venir en aide. Selon elle, les troubles de la santé mentale sont étroitement liés aux risques de suicide, d’où son appel pressant envers les médias.
Enfin, la présidente de Stop au suicide en appelle à la tolérance mutuelle au sein de la communauté. Elle s’adresse particulièrement aux parents qui culpabilisent les enfants en situation d’échec scolaire, ainsi qu’à la société qui discrimine trop souvent les filles mères ou les femmes célibataires. Pour Lumière Singay, le changement commence par l’écoute, la bienveillance et l’acceptation de l’autre.
GASPARD LWENDO










