Sous le thème « Forêts et économie », alors que l’humanité célèbre la Journée internationale des forêts, M. Josué ARUNA, Ambassadeur écologique du bassin du Congo et Directeur pays de la Congo Basin Conservation Society (CBCS-Network), lance un cri d’alarme. Il appelle le gouvernement congolais à une gestion rigoureuse des forêts nationales, dont le rôle est crucial pour le développement et l’équilibre de nombreux secteurs de la vie.
« Monsieur le journaliste, je déplore l’exploitation abusive et récente de nos parcs nationaux, notamment ceux des Virunga et de Kahuzi-Biega », a déclaré M. ARUNA. «Il est regrettable de constater que, sous le regard de la communauté internationale, nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Sur le plan économique, la perte écologique que nous enregistrons est incalculable.»
Prenant l’exemple du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB), l’expert souligne que l’existence de ce site garantit l’accès à l’eau, avec une contribution de 49 % de l’écoulement direct des eaux vers le lac Kivu.
M. ARUNA rappelle également que le Bassin du Congo est un patrimoine qui symbolise l’unité de la RDC, de l’Est à l’Ouest. « Détruire ces forêts, c’est risquer de perdre l’unité même de notre pays, notamment à travers la disparition de nos réserves d’eau douce. Je suis navré de voir certains profiter du contexte de guerre pour transformer le PNKB en zone d’exploitation forestière. »
Il avertit que toute personne impliquée dans la destruction de ce patrimoine mondial de l’UNESCO devra, tôt ou tard, répondre de ses actes devant les juridictions nationales et internationales pour crime d’écocide.
« Nous poursuivons notre plaidoyer pour que l’écocide soit inscrit dans le code pénal congolais et reconnu comme un crime contre l’humanité par le Statut de Rome. Le temps de l’impunité pour ceux qui sacrifient notre avenir est révolu », a-t-il conclu.
GASPARD LWENDO








