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Grand-Lacs : Les survivants du massacre de Gatumba réclament justice. Mme Neema NAMADAMU

Exactement 21 ans après, jour pour jour, les membres de la communauté banyamulenge ont commémoré les victimes du massacre des banyamulenge. Dans la nuit du 13 au 14 août 2004, 166 membres du groupe ethnique Tutsi ont été massacrées dans un camp des Nations Unies de réfugiés de Gatumba, au Burundi frontalier de la RDC.

Mercredi 13 août, des membres de la communauté banyamulenge se sont rassemblés en RDC, notamment à Kinshasa, à Bukavu et à travers le monde pour exiger que les auteurs de ce massacre soient déférés devant la Cour pénale Internationale

Selon les banyamulenge, ils sont régulièrement visés par des hommes armés et autres, dans une situation «semblable» à celle du massacre qu'ils ont subi en 2004. Ici, des membres de la communauté banyamulenge se rendent aux funérailles d'un berger tué par un homme armé, près de Minembwe (Sud-Kivu), le 7 octobre 2020. (image d'illustration)

Cela fait exactement 21 ans jour pour jour depuis le massacre de 166 personnes membres du groupe ethnique Tutsi congolais des banyamulenge dans un camp des réfugiés des Nations Unies de Gatumba au Burundi frontalier avec la RDC, la nuit du 13 au 14 août 2004.

Pour rapelle, À l’époque, ce massacre a été documenté par Human Rights Watch (HRW) et des organismes des Nations unies. Deux personnes ont été nommément citées dans ce massacre :  l’opposant burundais Agathon Rwasa – ex-chef des Forces nationales de libération (FNL) – et son porte-parole Pasteur Habimana. Le premier avait revendiqué ce massacre dans les médias avant de dire plus tard que sa voix avait été imitée.

Mercredi 13 août, les membres de la communauté banyamulenge ont commémoré cette journée en RDC notamment à Kinshasa, à Bukavu et à travers le monde pour exiger que les auteurs de ce massacre soient déférés devant la Cour pénale internationale. Ils ont profité aussi de cette occasion pour parler de la situation de leurs villages : ils disent « vivre la même situation aujourd’hui ».

La coordontrice de l’ONG Mama Shujaa Mme neema NAMADAMU estime que la situation sécuritaire y reste sombre et demande à ce que la justice soit faite

Notons que, la commémoration se déroule simultanément dans plusieurs pays, y compris au Burundi, site où le massacre a eu lieu. Les organisateurs insistent sur la mémoire des victimes et l’importance de la justice pour prévenir de nouvelles violences.

Rédaction

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