Le site de déplacés de Rhoo dans le territoire de DJugu , en uturi a été le théâtre d’un mouvement de panique ce Lundi 28 septembre.Une incursion attribuée aux miliciens de la CODECO dans le centre de Blukwa, en chefferie des Bahema-Nord, a semé la peur parmi les déplacés.
Des tirs d’armes à feu et des détonations d’armes lourdes ont été entendus. Pris de peur, plusieurs déplacés se sont réfugiés à la base de la MONUSCO.
La proximité entre Blukwa et Rhoo alimente l’inquiétude. Les déplacés craignent une extension des violences vers leur camp. Des témoins font état d’incendies de maisons dans la zone attaquée. Les Casques bleus et les FARDC sont intervenus pour repousser les assaillants.
« Jusqu’à présent, nous sommes au camp de la MONUSCO parce que les miliciens de la CODECO ont attaqué le centre de Blukwa. Ils incendient des maisons et tirent. Cela nous effraie. Il n’y a pas moyen de rester au site, car Blukwa n’est pas très éloigné de Rhoo », témoigne Josée Claire, femme leader et encadreuse des femmes déplacées de Rhoo.
Au-delà de la peur, c’est l’angoisse pour ceux partis aux champs avant l’attaque.
« Nous ne savons pas quel est le sort des civils partis au champ le matin. Les Casques bleus ripostent avec leurs armes. Il n’y a même pas moyen de préparer de la nourriture pour les enfants. Nos enfants pleurent. C’est compliqué pour nous », ajoute-t-elle.
Trois morts signalés
De son côté, Héritier Dezunga, responsable de la société civile des Bahema-Nord, confirme l’incursion signalée aux environs de Rhoo depuis dimanche 27 septembre. Selon lui, le mouvement a provoqué une panique généralisée.
Il fait état de trois morts, tout en précisant que le bilan reste provisoire et que les circonstances doivent encore être clarifiées.
Les FARDC et les Casques bleus de la MONUSCO ont été déployés pour sécuriser le site et ses environs, alors que les affrontements se poursuivent.
Cette nouvelle flambée de violences accroît la pression sur des populations déjà vulnérables, confrontées à la peur, à l’interruption de leurs activités et à l’impossibilité d’accéder à leurs champs. La situation reste tendue à Rhoo et dans les localités voisines.










