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Dette publique : montée en puissance de l’endettement congolais depuis 2021

L’Association internationale de développement (IDA) est le premier d’entre eux, avec 4,435 milliards de dollars, représentant 49,86 % de la dette extérieure. Le Fonds monétaire international (2,411 milliards – 27,10 %) constitue le deuxième créancier. Viennent ensuite le groupe BAD/FAD (383,58 millions – 4,31 %), l’OFID (45,37 millions – 0,51 %), la BADEA (46,52 millions – 0,52 %) et la BEI (33,44 millions – 0,38 %).

Les créanciers bilatéraux représentent 1,171 milliard de dollars au deuxième trimestre 2025, soit 13,17 % du total. Eximbank of China détient 750,43 millions (8,44 %), Eximbank of India 108,70 millions (1,22 %), Abu Dhabi 205,36 millions (2,31 %). Les autres créanciers bilatéraux, dont la Banque de France ou les fonds souverains, ne dépassent pas 1 % individuellement.

niveau des recettes publiques et la vulnérabilité du pays aux chocs sur les exportations sont les deux principaux déterminants de ce risque. Elle insiste sur la nécessité d’une discipline budgétaire renforcée, d’une meilleure mobilisation des ressources intérieures, de l’intégration transparente de toutes les recettes dans le budget et du respect rigoureux de la chaîne de la dépense.

Le FMI souligne également les progrès encore incomplets des réformes de gestion des finances publiques, tout en rappelant que le système de suivi de la dette publique repose principalement sur les informations remontées par l’administration centrale, la Banque centrale, les provinces et certaines entreprises publiques. Une ordonnance-loi adoptée en septembre 2023 a d’ailleurs confié à la DGDP la mission d’évaluer les dettes contractées par les entreprises publiques, consolidant le rôle du ministère des finances dans la gestion de la dette extérieure.

Une trajectoire sous étroite observation

Entre les mises en garde des acteurs politiques et les assurances des autorités, la dette congolaise poursuit sa progression. Le niveau actuel, inférieur aux seuils régionaux de référence, ne constitue pas en lui-même un signal d’alerte immédiat. Mais les données publiées montrent un endettement en hausse constante depuis 2021, très majoritairement détenu par des créanciers multilatéraux, et dont la structure, marquée par la montée des titres publics et des engagements extérieurs, exige un suivi étroit.

Les prochaines années diront si le pari d’un recours accru au financement extérieur, d’un marché intérieur élargi et de l’assainissement progressif des arriérés se traduit par un renforcement durable de la soutenabilité, ou si la trajectoire décrite par Augustin Matata Ponyo annonce une fragilité future. Pour l’heure, les chiffres recueillis soulignent surtout l’ampleur des arbitrages à venir dans un contexte de besoins sociaux et sécuritaires toujours plus pressants.

ACTUALITES.CD, via OeilTaifa.Africa

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