Cet homme politique, membre de l’Union Sacrée pour la Nation, livre une réflexion profonde. S’il ne s’oppose pas d’emblée au projet de révision constitutionnelle, ce cadre de la coalition au pouvoir conseille au chef de l’État de ne pas se laisser abuser par les parlementaires. Selon lui, ces derniers agissent comme des « commerçants et des caméléons », prêts à s’allier avec n’importe qui pour préserver leur siège.
« Je demande au président Félix Tshisekedi de ne pas se fier aux acclamations des députés et des sénateurs, car c’est son propre avenir politique qui est en jeu, surtout après son mandat », prévient-il.
S’adressant aux professionnels des médias, il souligne que de nombreux députés issus de l’Est du pays arrivent au terme de leur légitimité, leurs bases électorales étant actuellement occupées par le M23/AFC. Malgré cette situation, ils incitent le chef de l’État à modifier la Constitution. L’homme politique met en garde : si des troubles politiques ou sécuritaires venaient à éclater à Kinshasa, Félix Tshisekedi se retrouverait isolé, tandis que ces élus s’empresseraient de changer de camp.
C’est pourquoi il exhorte le président de la République à privilégier la voie du dialogue avec Joseph Kabila, afin de sécuriser sa fin de mandat et de préserver la population. Il rappelle enfin que les années 2027 et 2028 marqueront le cap crucial de la période post-électorale et des prochains scrutins, un horizon qui s’annonce d’ores et déjà turbulent.
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