Une vive tension a été observée mardi 3 novembre devant le ministère de la Fonction publique à Kinshasa. Plus d’une centaine d’agents du secrétariat général du ministère de la Justice ont manifesté pour réclamer le paiement de leurs primes permanentes, qu’ils présentent comme des primes additionnelles auxquelles ils ont droit.
Les manifestants ont érigé des barricades et brûlé des pneus sur la voie publique. La police a fait usage des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants lors de cette mobilisation, qui a perturbé les activités dans le périmètre du ministère.
Selon les protestataires, leur mouvement a débuté la veille devant le ministère des Finances. Ils affirment n’avoir perçu qu’une partie de ces primes, correspondant au premier trimestre, et dénoncent ce qu’ils qualifient de blocage administratif empêchant le versement du reste des fonds.
« Nous revendiquons nos droits. Ce n’est pas un nouvel argent que nous demandons, mais des primes qui nous reviennent de droit et qui existent déjà dans notre enveloppe », a déclaré l’un des agents mobilisés. Les manifestants appellent les autorités à s’impliquer afin de trouver une solution à leurs revendications.
Ils estiment que le non-paiement de ces primes détériore davantage leurs conditions de vie et va à l’encontre de la politique sociale prônée par le chef de l’État.
Contactés par Radio Okapi, les responsables des ministères des Finances et de la Fonction publique n’avaient pas réagi au moment de la rédaction de cet article.










