Kolwezi, l’un des principaux centres mondiaux de production de cuivre et de cobalt, a connu une accalmie mercredi 21 octobre, après deux journées consécutives d’affrontements entre mineurs artisanaux et forces de l’ordre. Ces exploitants exigeaient la réouverture des comptoirs d’achat ainsi que des petites usines de traitement, souvent tenus par des ressortissants chinois. Principaux acheteurs de minerais artisanaux, ces derniers ont suspendu leurs activités à la suite d’une opération de contrôle de légalité. Selon la société civile, le bilan provisoire fait état d’un mort parmi les mineurs artisanaux, quatre blessés et 32 arrestations
La colère de milliers de mineurs artisanaux de Kolwezi est quelque peu retombée après le message lancé mardi soir par Fifi Masuka, gouverneure de la province de Lualaba, dans le sud de la République démocratique du Congo (RDC). D’après elle, aucun comptoir d’achat ou petite société de traitement de minerais appartenant à des ressortissants chinois n’est officiellement fermé.
« Des gens disent que la commission arrivée de Kinshasa procède à la fermeture des sociétés chinoises, a affirmé Fifi Masuka. Nous avons posé la question aux propriétaires qui affirment que leurs petites sociétés sont ouvertes. Entre-temps, vous avez appris l’arrestation de certains ressortissants chinois. Ils sont accusés de séjour irrégulier, leur visa a expiré. »










